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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 26 décembre 2018
Sa note : 12/20

LINE UP

-Diego Solis
(chant)

-Ricci Leyva
(chant)

-Jordi Caravedo
(guitare)

-Fabrizio Berrios
(guitare)

-R. Brian Torres
(programmation+claviers)

-Cristian Florian
(basse)

-Nicolas Cardenas
(batterie)

A participé à l'enregistrement:

-Inkas Mob
(chant sur "Disaster")

TRACKLIST

1) Without L.O.V.E
2) Obliviouz
3) V2
4) Disaster

DISCOGRAPHIE

Disaster (EP) (2018)

Inti Fall - Disaster (EP)
(2018) - electro metalcore Djent trap - Label : Autoproduction



- Dis donc, tu ne trouves pas que Djentleman, il a un peu changé ces derniers temps ? Il ne chronique plus beaucoup de djent, il s’aventure dans les terres de black et de reggae, moi j’arrive plus trop à le suivre.
- Oui c’est vrai tu as raison, moi si ça continue je vais plus lire ses chroniques, je me rabattrai sur ses compères beaucoup plus balèzes dans le genre !
- Attendez les gars, y en a une nouvelle qui vient de sortir !


Et non, je n’ai pas changé de bord, j’ai juste suivi la mode qui veut que le djent n’est plus tendance depuis un moment ! Mais de temps en temps, on peut y revenir, comme ici. En revanche, attention, à œuvre courte, chronique courte. Faudrait pas se faire un claquage à la reprise quand même ! Et puis vous verrez qu’il n’y a pas grand-chose à dire sur cette formation. En fait elle peut se targuer d’être l’objet de ma chronique pour seulement deux raisons. La première, c’est qu’Inti Fall nous vient de Lima, la capitale du Pérou, et ça c’est déjà suffisamment rare pour mériter une chronique. La deuxième, c’est que la dernière chanson éponyme de l’EP, mérite qu’on s’y attarde légèrement plus que les trois autres, car elle fait appel à l’une des références de la scène trap nationale, Inkas Mob, ce qui rend ce Disaster un minimum plus original et extrêmement groovy, grâce à un mélange de rap/électro et de metalcore djentisé.
Pour le reste, les sept membres (oui, Slipknot a du souci à se faire), ne font pas dans la fantaisie durant ces dix-neuf minutes qui constituent leur troisième EP – depuis leur création en 2014 tout de même. Les trois premiers titres sont des copies conformes de ce qu’on peut trouver sur le marché du metalcore électro. Mauvais ? Non, mais vu et revu oui, ce qui enlève toute excitation et enthousiasme à l’écoute. Ajoutez à cela la fâcheuse manie qu’ont les groupes hispaniques à mélanger, dans le même titre, des paroles anglaises et espagnoles à l’instar de Bolu2death. Sans avoir besoin de parcourir les dix-milles kilomètres qui nous sépare du pays inca, vous pouvez écouter un son équivalent chez nos cousins allemands avec entre autres 5ft High Rising. Et malgré tout cela, on peut les féliciter d’avoir voulu se démarquer de la scène metal locale, remplie à ras-bord de collectifs évoluant dans les trois styles principaux que sont le black, le death et le thrash.


Voilà, c’est ainsi que Djentleman signe son sobre retour dans la sphère qu’il affectionne particulièrement. Un amuse-gueule pour ouvrir cette année 2019, avant de réussir à dénicher de nouveaux talents. En attendant, on va se remettre un peu de post-black.


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