18034

CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 21 novembre 2018
Sa note : 13/20

LINE UP

-Marion-Lamita Peubey
(chant)

Ont également participé à l'enregistrement:

-Liv Kristine Espenæs
(chant sur 7)

-Tony Erzebeth
(chant+narration sur 1 et 7)

-Alexandre Boise 
(guitare+programmation sur 1)

-Krastyo "Dracovallis" Jordanov
(guitare+programmation sur 2 et 7)

-Alexandre Warot
(guitare+programmation sur 3 et 5)

-Matthieu Vermorel
(programmation sur 5)

-Jean-Philippe Ouamer
(orchestration sur 1)

TRACKLIST

1) Divine Mankind
2) Chaos In Beauty
3) Mystic Euphoria
4) Temple of the Soul (interlude I)
5) Triangle of Light 
6) The Imparator's Arrival (interlude II)
7) The Grand Design

DISCOGRAPHIE


Lux In Tenebris - To a New Eternity (EP)
(2018) - metal symphonique - Label : Autoproduction



Lors de ma chronique d’Ophelian Fields des Lorrains de Seyminhol, j’avais trouvé la voix de Marion-Lamita Peubey charmante. Après une prise de contact avec la soprano sur le réseau social Facebook, me voici en possession de l’EP To a New Eternity, son nouveau projet, composé pendant deux ans par ses soins et avec l’aide de Krastyo Jordanov (Dracovallis, Metalwings) sur deux morceaux ("Chaos In Beauty", "The Grand Design"). Et on peut dire que la demoiselle a du talent à revendre.

Marion a chapeauté ce projet seule, elle a composé, écrit les paroles et arranger les orchestrations à sa sauce et a fait appel à divers collaborateurs pour mettre le tout en forme (cf. le line-up sur votre gauche). Cela représente déjà un travail colossal et on ne peut que le saluer. Alors bien évidemment, tout n’est pas parfait, cela serait trop simple. Pour ma part, je ressens plus ce travail comme une démo que comme un EP d’où la note finale qui va mettre en exergue les points à peaufiner mais surtout encourage à ne pas abandonner le projet car celui-ci a un sacré potentiel. Comment ne pas parler directement de "Triangle Of Light", titre le plus metal de l’œuvre avec un riff incroyable et un rythme qui ne s'essouffle jamais ? Rien que pour ce titre, l’EP est quasi indispensable. À noter qu’il s’agit du premier morceau travaillé par la Bourguignonne pour ce projet. Citons également "The Grand Design" en duo avec Liv Kristine, rien que ça ! Sacré bonne pioche ! Le titre traîne peut être un peu trop en longueur, notamment sur la première partie, mais l’ambiance aérienne de la seconde est magnifique. L'apport de Liv apporte une variété dans le morceau et l'alchimie des deux vocalistes est quasi parfaite. On ressent un côté Edenbridge sur le final tout comme le solo de "Triangle Of Light" (et je suis, un des rares je sais, très friand des Autrichiens). Par ailleurs, on ressent de multiples influences sur To a New Eternity. Edenbrige donc, mais également Epica (notamment sur le début de "Divine Mankind" ) et surtout Therion, dont Marion est fan de ses chanteuses soprano (Chiara Malvestiti et Lori Lewis).
Vous allez me dire, pourquoi seulement treize sur vingt ? Car des points sont à travailler, et c’est normal après seulement un premier EP/Démo. Le mixage par exemple n’est pas au niveau de celui des compositions. Pour cela, il faudrait que l’œuvre rencontre un petit succès et qu’un label s’intéresse au cas de Lux In Tenebris. Citons également la présence de deux interludes, à mon avis dispensables. Ensuite, le visuel n'est pas très gracieux. Visuel qui par ailleurs met en avant l’Egypte car, comme l’affirme Marion dans une interview donnée pour Hard Force France:« L’EP peut être vu comme un voyage spirituel, et le côté historique est surtout mis en lumière par l’Égypte ancienne, qui est le berceau des écoles mystiques telles que l’AMORC (Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix) et la franc-maçonnerie. Je suis consciente que l’univers de To a New Eternity est un peu opaque pour la plupart des gens, car les thèmes sont basés sur le mouvement philosophique et spiritualiste de l’Ordre de la Rose-Croix. » Si les thèmes sont effectivement particulier, le mysticisme se dégage de la plupart des morceaux. Enfin, je ne suis pas très fan des interventions de Tony, que ce soit ses grunts sur "Divine Mankind" et surtout ses interventions parlées sur "The Grand Design". L’ensemble manque également de punch et j’en reviens à "Divine Mankind" qui pour moi manque le coche pour un titre d’ouverture. La proposition n’est pas assez catchy. Ce qui sera également le cas de "Mystic Euphoria" là où "Chaos In Beauty" apporte une certaine fraîcheur grâce à sa première minute percutante. La prochaine étape sera le rendu live, Marion cherchant actuellement des musiciens pour donner quelques concerts. La suite sera, je l'espère, un premier album (des thèmes sont déjà présent dans l’esprit de Marion).

Pour un premier essai, Lux In Tenebris réussit plutôt son coup. Le projet propose un metal symphonique lyrique influencé par Therion, qui met en avant une soprano qui n’a rien à envier aux plus connues du genre et qui propose des compositions réussies dont la fabuleuse "Triangle Of Light". Il faudra néanmoins alléger certaines occurrences, espérer plus de moyens financiers (via un label) afin de proposer une production et un mixage dignes de ce nom et retravailler les interventions masculines. Mais je ne peux que vous conseiller de foncer découvrir To a New Eternity.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3