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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 25 octobre 2018
Sa note : 15/20

LINE UP

-SAMCA 
(chant)

-PVIII 
(guitare)

-TVII 
(guitare)

-SXIII
(basse)

-ZIV
(batterie)

TRACKLIST

1) Beyond the Gates
2) Bloodred
3) A Spark of Divinity
4) Dead Souls
5)
Hidden in Shadows
6) A Glorious Ride
7)
Liturgia
8) Blood of Serpents
9) Wrath of Gods
10) The Shrines

DISCOGRAPHIE

Abysmal (2018)

Thron - Abysmal
(2018) - black metal black death - Label : Listenable Records



Qui connait Thron ? N’ayez pas peur, ne soyez pas timides, levez la main. Non Johnny, il ne s’agit pas d’un film de science-fiction. Tu me feras le plaisir de retravailler ton orthographe. Alors personne ?

Mes chers petits, laissez-moi donc vous présenter ce groupe. Formé en 2015 à Schwarzwald, il est déjà l’auteur d’un premier recueil, sobrement intitulé Thron. Notons que ce dernier n’a pas connu un grand retentissement. En ce mois d’octobre 2018, son successeur risque de faire parler un peu plus de lui. La raison ? Une signature chez Listenable, qui apportera sans aucun doute davantage de visibilité. Alors, après ces remarques préliminaires, entrons dans le vif du sujet. Le quintet, comme tant d’autres avant lui, essaie d’entretenir un certain mystère, ne souhaitant pas divulguer l’identité des membres qui le composent. Soit. Concentrons-nous donc sur l’essentiel, à savoir la musique pratiquée par les Allemands. Peu d’écoutes suffiront pour se rendre compte de la qualité globale d’Abysmal. Pour qui affectionne le black teinté de death, cette sortie a de forte chance de se retrouver en bonne place dans sa discothèque. Peut-être à côté des classiques du genre dont s’inspire Thron. Comment en effet ne pas songer à Dissection ? "A Spark of Divinity" par exemple, semble avoir été écrit par Jon Nödtveidt lui-même, avec son introduction à la guitare acoustique et ses mélodies mélancoliques. Sacramentum est également un nom qui reviendra souvent, notamment lorsque tonneront les riffs incisifs et puissants, à l’instar de "Blood of Serpents".
Vous aurez donc noté que le jeune groupe va puiser ses racines dans le metal extrême suédois des années 1990 et ne s’en cache pas. Les mélodies sont donc omniprésentes sur Abysmal. Elles témoignent d’un savoir-faire indéniable. Les jeunes loups ont bien assimilé les règles édictées par les anciens. Tout en sachant proposer des parties agressives au possible, qui raviront les amateurs de violence. Le plaisir est souvent au rendez-vous à l’écoute des neufs titres ici élaborés. Des éléments particuliers viennent s’insinuer ça et là, comme ce passage acoustique sur "A Glorious Ride", permettant d’éviter l’écueil de l’ennui. Les morceaux sont assez longs, dépassant souvent les cinq minutes, mais ont été habilement façonnés et ne sont donc pas indigestes. Bien que regardant dans le rétroviseur concernant leurs inspirations, les Germains ont souhaité offrir un album moderne. Pour se faire, une attention toute particulière a été apportée à la production. Le son des guitares est excellent, musclé comme il se doit, apportant un aspect agressif des plus plaisants. "The Wrath of Gods" est à ce propos un modèle du genre. Qu’il soit permis de mentionner également les vocaux classiques mais ô combien réussis de SAMCA.


Abysmal s’avère donc un véritable cri d’amour envers un style qui peu paraître quelque peu désuet en cette fin d’année 2018. Il est cependant une véritable réussite, tant le quintet allemand y affirme sa vénération pour une musique qui mêle habilement mélodie et agressivité. Le tout avec un son très moderne. Une bonne surprise, qui ne bouleversera toutefois pas le paysage musical metal. Pas certain que ce soit le but recherché par nos discrets voisins d’Outre-Rhin.


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