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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 17 octobre 2018
Sa note : 14/20

LINE UP

-Lina Koshka
(chant)

-Revekka Tsou
(chant+claviers)

-Manos Georgakopoulos
(guitare)

-Nikos Giannoulis
(basse)

-Chris "Jo" Achladiotis
(batterie)

TRACKLIST

1) Black Hand
2) Stains
3) Closer
4) Home Sick Home
5) All Mine
6) Ben-Hur

DISCOGRAPHIE


Nochnoy Dozor - Nochnoy Dozor (EP)



Le destin est parfois surprenant. Nochnoy Dozor tire son nom du roman russe du même nom (signé Sergei Lukyanenko) et traduit en anglais sous le nom de Night Watch. Ce livre sera ensuite adapté au cinéma, pour ce qui sera l'un de mes coups de cœur de l’année 2004. Ainsi, mon attrait pour ce jeune groupe grec est à son maximum (avec le fait qu’il y ait deux voix féminines et que cet EP soit distribué par Prophecy).

Décrire ce premier essai n’est pas spécialement évident. Les Hellènes naviguent entre l’ambient, la pop et le metal. Une des deux voix féminines sonne très groove et fait penser à Emeli Sandé par moment ("Black Hand", "Stainds"). En parlant de la première citée, la première piste de Nochnoy Dozor est un petit bijou d’ambient et de post rock où la dualité des voix se marie à la perfection, soutenue par une ambiance musicale mystérieuse et supportée par une batterie bien présente. Il faudra attendre "Closer"pour entendre un peu plus de saturation. La guitare de Manos se lâche, par-dessus ces airs ambient, pour assister les joutes vocales de ces deux dames.
Le collectif cherche à montrer que deux vocalistes peuvent coexister tout en jouant l’une pour l’autre. Il faut avouer que sur "Black Hand" ou le "Closer" sus-nommé, c’est une réussite. Il faut désormais que le groupe peaufine son style et ses ambiances. Effectivement, à titre d’exemple, "Home Sick Home", et son rythme saccadé fait retomber l’ambiance qui tissait l’EP jusqu’alors.Malheureusement ce ne seront pas les deux minutes trente-deux explosives de "All Mine" qui me raccrochera au wagon. Pour finir, "Ben-Hur", titre assez complexe, résume assez bien Nochnoy Dozor. Passages aériens et planant, duos de vocalistes irréprochables, quelques passages saturés mais un ensemble assez bancal malgré un joli final.
L’objectif de Nochnoy Dozor était de crée une catharsis auprès des auditeurs. Au vu de la référence à Night Watch (séparation pacifique entre le camp de l'ombre et le camp de la lumière, soudain mise à mal avec l'apparition d'un élu que les deux camps vont vouloir s'approprier), cela est tout à fait cohérent. Le duo vocal féminin permet de s’approcher du but, le tout supporté par des mélodies à la fois ambient et saturées mais également mystérieuses, permettant à l'auditeur de laisser libre court à son imagination durant l'écoute de ces six créations.


L’essai est presque réussi, il est juste dommage qu’une partie des compositions ("Home Sick Home", "All Mine" et quelques passages de "Ben-Hur") ne soit pas au niveau des pépites que sont "Black Hand" ou "Closer". Cependant, je ne suis pas inquiet, Nochnoy Dozor trouvera son public et ne pourra que s’améliorer par la suite. Je l’espère sincèrement car par moment, l’harmonie vocale de ses deux chanteuses, n’a pas d’égale actuellement.


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