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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 12 juillet 2018
Sa note : 17/20

LINE UP

-Johan Lindstrand
(chant)

Marko Tervonen
(guitare)

-Robin Sörqvist
(guitare)

-Magnus Olsfelt
(basse)

-Henrik Axelsson
(batterie)

TRACKLIST

1) Destroyed by Madness
2) Iron Crown
3) In the Name of Death
4) We Avenge!
5) Cobra Speed Venom
6) World War Machine
7) Necrohammer
8) Rise in Blood
9) Where My Grave Shall Stand
10) The Sign of the Scythe
11) Nemesis Diamond (bonus)
12) The Great Dying (bonus)
13) Ride the Fire (bonus)

DISCOGRAPHIE


The Crown - Cobra Speed Venom
(2018) - death metal thrash mélodique - Label : Metal Blade Records



Un nouvel album de The Crown sort en ce début d’année 2018. Cette annonce qui, il y a quelques années, aurait suscité un intérêt certain, a provoqué peu de remous dans le public metal. En cause, des sorties plus que discutables, pour une formation ayant connu son heure de gloire il y a plus de quinze ans.

Cobra Speed Venom est présenté comme un retour aux sources, un album vraiment violent, etc. Derrière ces arguments qui ne tromperont pas les amateurs affûtés, on décèle des techniques de marketing bien connues. Ou comment vendre un album à des fans désabusés. En effet, nombre d’entre eux ont été échaudés par les dernières livraisons des Suédois. Et pourtant, à la fin des années 1990, le quintet avait su faire parler de lui pour la qualité de ses compositions. Œuvrant dans un style death thrash, il avait produit quelques bons albums, à commencer par l'enchaînement Hell is Here et Deathrace King. Puis, peu à peu, la recette utilisée avait montré certaines limites, avant que le collectif ne décide d’imploser en 2004. Pour renaître de ses cendres en 2009, sans jamais convaincre réellement. Voire même en décevant les plus acharnés de leurs défenseurs.  Difficile en effet de s’émerveiller sur les mous et peu inspirés Doomsday King et Death is not Dead. D’où les grandes réserves affichées par beaucoup à l’annonce d’une nouvelle livraison. Pourtant il faut bien se rendre à l’évidence : ce dixième album risque de se faire une place parmi les meilleures sorties de 2018, enregistré par le sieur Nordström, avec lequel ils avaient collaboré pour Deathrace King.

Cobra Speed Venom possède son lot de tueries. Alors, certes, l’on demeure en terrain connu, celui du death thrash virulent, mais le professionnalisme de la troupe est indéniable. Les gars de Trollhättan sont revenus avec les meilleures intentions du monde. Ils cherchent à tout écraser sur leur passage, à grand coup de riffs endiablés et de rythmiques énergiques. De l’introductif "Destroyed by Madness" à "Cobra Speed Venom", sans oublier "Iron Crown" ou "Rise In Blood", l’auditeur ne peut qu’être abasourdi par tant de véhémence. Ça joue vite, fort et bien. Cet album contient de véritables hymnes qui sont à ranger parmi les meilleures choses présentées depuis plus de vingt ans par Marko Tervonen et ses compagnons. La musique élaborée est sublimée par la prestation vocale excellente de Johan Lindstrand. Comme à leur habitude, les Nordiques se font un malin plaisir à ralentir le tempo, sans pour autant se faire moins puissants. En atteste "We Avenge !" et son riff qui écrasera toute velléité de résistance. Et que dire de l’aspect mélodique très prononcé de l’ensemble mais qui n’ennuiera pas les plus bourrus ? Ainsi, les soli sont parfaitement ciselés et finiront par emporter les plus réfractaires, tout comme l’instrumental "Where my Grave Shall Stand", qui calmera quelque peu les oreilles maltraitées de l’auditoire. Et si vous n’en avez pas assez, trois titres bonus de bonne facture sont offerts avec cette galette, pourtant déjà copieuse.

De retour de l’Enfer ? Certainement, car les Suédois semblent avoir passé quelques mois dans les tréfonds des ténèbres pour se ressourcer et accoucher d’un disque vraiment impressionnant. Les fans pourront le ranger juste à côté de Deathrace King, tant il est proche de ce qui est encore l’apogée de la discographie des Scandinaves. Le quintet a repris sa couronne de roi du death thrash mélodique. Espérons qu’ils resteront encore longtemps assis sur leur trône à regarder batailler les plus ou moins jeunes loups souhaitant les voir à nouveau chuter.


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