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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 07 juin 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Rémi Brochard
(chant)

-Sylvain Bégot
(guitare+programmation)

-Benoît Blin
(guitare+basse)

-Sébastien Latour
(claviers)
 
-Olivier Defives
(basse)

-Thibault Faucher
(batterie)

TRACKLIST

1) Anechoic Aberration
2) Burst in the Event Horizon
3) Coil Shaped Volutions
4) Delta Scuti
5) Engineering the Rip 
6) Fathom the Deep
7) Gravity Flood

DISCOGRAPHIE

Nebula Septem (2018)

Monolithe - Nebula Septem



Le nouvel album de Monolithe s’intitule Nebula Septem. En ce début d’année 2018, la formation nous offre son septième album. Pour qui ne connaît pas le groupe, ce dernier œuvre dans un registre doom. Si les premières livraisons étaient teintées de funeral, la musique s’est peu à peu transformée en death doom mélodique. A force de polir la pierre noire de son œuvre, il semblerait bien que les Français soient parvenus à élaborer un album dont la qualité sera louée dans le monde entier.

Après quinze ans voués au métal extrême, Monolithe est passé maître dans l’art de confectionner des pièces sombres. Une fois encore, les amateurs seront ici rassasiés. En effet, tout a été fait pour plaire aux férus de lourdeur maîtrisée. Comme son nom ne l’indique pas, les morceaux ici présents sont loin d’être monolithiques. Ils sont au contraire marqués par une grande diversité. Il semble dès lors difficile de s’ennuyer réellement à l’écoute de cet opus, tant le travail de composition montre le talent de Sylvain Bégot. Sur ce septième album, il est accompagné de six musiciens, a écrit sept morceaux de sept minutes, commençant par les sept premières lettres de l’alphabet. Vous l’aurez compris, le guitariste ne laisse rien au hasard. "Anechoic Aberration" qui ouvre le bal, instaure rapidement une ambiance travaillée faite de puissance et de mélodies. Et la suite est du même acabit. Des titres où se conjuguent des mélopées délicates qui viennent éclairer des riffs pachydermiques, le tout avec une jolie cohérence.
Les nappes de claviers qui surplombent l’ensemble de Nebula Septem apportent une touche aérienne, parfois inquiétante et sont assurément une plus-value indéniable pour des morceaux pourtant déjà très riches. Ne se cantonnant pas à un seul registre, ils donnent parfois à l’album un style électro, comme sur le final "Gravity Flood", avant qu’un riff de guitare, pouvant évoquer Saturnus ne vienne faire son apparition et clore de façon superbe ces quarante-neuf minutes. Malgré le changement de line-up, Rémi Brochard tenant désormais la place de chanteur en remplacement de Richard Loudin, Nebula Septem est un disque réussi. Il me faut cependant concéder ici que je n’avais jusqu’alors été que peu attiré par Monolithe, préférant d’autres groupes dans ce style. Mais ce septième essai a su me convaincre. Il n’est cependant pas exempt de défauts. A commencer par un aspect un peu lisse, qui rebutera les plus acharnés d’entre vous, ne jurant que par des productions caverneuses ou en tout cas plus rêches.


Les Parisiens frappent fort avec cet album de doom death mélodique à souhait. Ils sont parvenus à offrir une oeuvre forte, personnelle et foisonnante. Plus dense que par le passé, leur musique parviendra sans nul doute à toucher un public plus large que celui des amoureux de la mort et du désespoir. Ou comment rendre accessible un style pourtant très souvent impénétrable. Ce qui en soit est un véritable tour de force. 



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