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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 11 juin 2018
Sa note : 14/20

LINE UP

-Pucho
(chant)

-Chris
(guitare)

-Luis
(basse)

-Winnie
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Sell Out
3) Avocado
4) No Turning Back
5) P.A.I.N.
6) La Maldita
7) Represent
8) MFDCPTY

DISCOGRAPHIE

Malice (2015)

(2015) - hardcore beatdown - Label : Autoproduction



En ce mois de juin 2018, il y a un évènement auquel vous ne pourrez échapper, quelle que soit votre classe sociale, votre origine, ou votre profession. Oui, la coupe du monde de football en Russie est un évènement majeur quoi que vous puissiez en penser. Et pour ceux qui ne sont pas très portés sur le ballon rond, je vous emmène donc la découvrir sous un autre angle, celui de la musique, avec la découverte d’un groupe musical par poule de qualification. Aujourd’hui place au groupe G avec le Panama.

Oui Mesdames et Messieurs, le Panama est bien qualifié pour la Coupe du Monde. Et oui, le Panama possède également des groupes jouant du metal. Comme quoi, le monde est encore plus fou et imprévisible qu’on ne pouvait l’imaginer. En 2008, un peu plus de cent ans après l’indépendance du pays vis-à-vis de la Colombie, un quatuor se rassemble dans la capitale éponyme, Panama City. Leur but ? Déchaîner la jeune population panaméenne en leur procurant une bonne dose de son hardcore. Mais pour se faire, il faudra patienter 2015, soit sept ans, pour entendre le premier effort des compères, produit par leur soin. Celui-ci se nomme Malice.
Et à l’intérieur, on retrouve absolument toutes les données nécessaires à la constitution d’un album de hardcore. A savoir : une intro ("Intro") qui pose les bases et les conditions d’écoute, un interlude légèrement teinté d’une ambiance horrifique pour maintenir l’auditeur en haleine ("P.A.I.N.") et de multiples passages two-step, mosh part, side to side, circle pit, sans oublier des riffs proches du thrash, son vénérable ancêtre, et un vocaliste au timbre éraillé déversant sa haine contre la société. Le tout en un peu moins de trente-cinq minutes pour huit titres. Enfin trente-trois pour six véritables titres à l’arrivée. Ce qui donne tout de même une durée moyenne de cinq minutes trente par titre, et ça pour du hardcore, ce n’est pas chose courante.
En réalité, ce chiffre est fortement influencé par le dernier titre (caché) de l’album, "MFDCPTY" dont la signification reste encore un mystère à l’heure actuelle. Neuf minutes trente au compteur. Une ghsot-track vous dites ? C’est ce qu’on peut croire à partir de 1’20 mais ce n’est qu’un leurre car les riffs reprennent de plus belles à partir de 4’50 et ne s’arrêtent pas avant la fin de l’album. Alors au final, quoi de si exceptionnel dans ce disque de Stand For Revenge à part leur origine ? Rien, effectivement, pourtant leur musique est aussi basique qu’efficace et le tout étant remarquablement produit pour ce coin du monde, cela les met fortement en valeur.


Tout compte fait, il n’en faut pas plus pour être apprécié : être authentique, simple et efficace. C’est ce qui caractérise tout ce Malice. Et le chant en langue espagnole, idiome officiel du pays, ne rend la chose que plus prenante encore. Nous allons voir si leurs compatriotes footballeurs suivent la même recette pour une compétition qui s’annonce on ne peut plus relevée pour ce pays de moins de quatre millions d’âmes.


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