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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 23 janvier 2019
Sa note : 13/20

LINE UP

-Jerry Roush
(chant)

-Joshua Travis
(guitare)

-Travis Sykes
(chant+basse)

-Chad Hasty
(batterie)

TRACKLIST

1) White Flag
2) If He Dies, He Dies
3) Falling In Style
4) Ivy & Wine
5) Prelude For A Ghost
6) All Along
7) She Is Well And Nothing Can Be Ill
8) Counting Sheep
9) Memorandum
10) From May To Now

DISCOGRAPHIE


Glass Cloud - The Royal Thousand
(2012) - metal prog metalcore teinté de mathcore TonyDanzien - Label : Equal Visions Basick Records



Glass Casket, Glass Houses, Glass Inferno, Glass Mind, Glass Skies, Glass Spires, Glass Wolfe, Glassjaw... Et oui, on est en plein dedans, c’est la saison des Glass ! Et le parfum dont je vais vous parler aujourd’hui vaut le détour, puisqu’il s’agit de Glass Cloud, qui n’est pas sûrement pas inconnu de tous, du moins de manière détournée. Explications.

Par où commencer le récit de la genèse et de la symbiose propres à Glass Cloud ? Deux hommes à la base de ce projet tout d’abord. Jerry Roush, le vocaliste, faisant anciennement partie du groupe de post-hardcore Sky Eats Airplane ; et Joshua Travis, le guitariste de The Tony Danza Tap Dance Extravaganza. Vous l’aurez compris, il n’y a que la moitié de la formation minimale pour constituer un groupe. C’est sûrement ce qu’ont du se dire les deux compères. Ils ont alors décidé de recruter les deux amis d’enfance de Roush, le bassiste Travis Sykes, et le batteur Chad Hasty, tous deux membres d’un autre projet de post-hardcore évoqué au-dessus: Glassjaw. Et voilà l’équipe au complet. Du moins en ce qui concerne ce seul et unique album existant à ce jour pour Glass Cloud, si l’on omet leur EP qui a suivi l’année d’après, intitulé Perfect War Forever. Et le quartet n’y est pas allé par quatre chemins pour se faire connaître, puisqu’il a tout simplement décidé de signer chez deux labels, dont l’un est le leader en matière de core/djent du moment : Basick Records, possédant pèle-mêle et sans distinction d’époque, Aliases, Chimp Spanner, Circles, Damned Spring Fragrentia, Napoleon, No Consequence, Skyharbor et Uneven Structure. Vous avez à peu près cerné la bête. Et c’est une bonne chose, car votre fabuleux sens de la déduction risque de vous servir à nouveau concernant le style pratiqué par les Américains de Hampton, en Virginie.
Jouons tout de suite cartes sur table. Ce Royal Thousand possède un défaut majeur qui devient de plus en plus récurrent dans le monde musical : le déséquilibre. Entendez par là qu’une moitié de l’album est presque excellente, l’autre presque ennuyeuse. Fort dommage au vu du potentiel technique et mélodique des lascars. On trouve bien évidemment deux belles tueries pleines de polyrythmie et de groove, que sont l’ouverture "White Flag" et ses breakdowns sauvages à 1’54 et 3’42, ainsi que la très agressive "Ivy & Wine" et son breakdown à 2’54. Deux titres qui mêlent des riffs à la limite du djent, du metalcore et des refrains typés post-hardcore, le tout avec une forte dissonance. Le problème, c’est qu’en dehors de ces deux pistes, on en retrouve seulement deux autres qui en valent vraiment la peine : "If He Dies, He Dies", très influencée par le mathcore à la Tony Danza, notamment à partir de 2’52, et "All Along" et son refrain assez accrocheur. Point barre. Si on omet bien évidemment l’interlude "Prelude For A Ghost" superflue à souhait, on se retrouve à peine avec un "Memorandum" sortant du lot de par son rythme très calme et ses sonorités dissonantes au possible, un "Falling In Style" très orienté post-hardcore façon Sky Eats Airplane ou un "She Is Well And Nothing Can Be Ill" qui nous sort un tapping Danzien pour conclure la chanson. C’est bien trop peu malheureusement pour prétendre rester dans les classiques du metalcore progressif.


Glass Cloud n’a pas complètement manqué son entrée sur la scène, mais il s’est saboté tout seul en nous ressortant la même recette à tout bout de champ. Oui, The Royal Thousand dégage une énergie folle, une technicité assez particulière due au passif de certains, mais on a l’impression que la formation s’est reposée sur ses lauriers et a compté sur la notoriété des participants. Not Enough. Et dire que trois des quatre membres actuels font partie d’Emmure, ça n’augure rien de bon pour la suite. S’il y en a une.


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