1792

CHRONIQUE PAR ...

13
Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 16 mars 2008
Sa note : 11/20

LINE UP

-Dennis Ward
(chant+basse)

-Tommy Ermolli
(guitare)

-Daniele Liverani
(claviers)

-Dario Ciccioni
(batterie)

TRACKLIST

1)Ablaze (intro)
2)Beautiful Life
3)Borderline
4)Burn Out
5)Since You Went Away
6)Love Has Been and Gone
7)No Sacrifice
8)The Greatest Wonder
9)Fight for Yesterday
10)If I Can't Be
11)Love Will Find You
12)Stay Forever
13)The Other Side

DISCOGRAPHIE


Khymera - The Greatest Wonder
(2008) - hard FM - Label : Frontiers Records



Khymera, projet réunissant l’italien Daniele Liverani, à qui l’on doit entre autres le rock-opera Genius, et Dennis Ward (Pink Cream 69), remplaçant de Steve Walsh (chanteur de Kansas) sur le précédent album, A New Promise, dont l’orientation s’était faite très hard-FM pour l’occasion. Avec un line-up complètement inchangé, voilà que déboule The Greatest Wonder, et avec lui quelques interrogations sur la direction musicale empruntée cette fois-ci.

Et l’avantage (ou pas), c’est que le suspens sera de courte durée, puisque passée une introduction symphonique qui pourrait faire croire à l’arrivée de quelque chose d’un peu plus grandiloquent, on retourne tout de suite dans le classique avec "Beautiful Life" et ses mélodies très accessibles. C’est catchy, direct, très FM et pas original pour un sou, mais bien foutu. Force est de reconnaitre que Dennis Ward s’accommode fort bien de son habit de chanteur, lui qui nous avait plus habitués à grattouiller de la basse au sein de Pink Cream 69. Son timbre est assez classique mais parfaitement maitrisé, même s'il ne faut pas s’attendre à ce qu’il fasse des vagues, auquel cas vous serez sacrément déçus. En fait, la remarque s’applique a un peu près tout ce qui intervient dans cet album : guitare, chant, basse, batterie, production, compositions… Tout est lisse, propre, guilleret et s’insère très délicatement dans les oreilles histoire de ne rien abimer.

Le problème, c’est que votre intérêt pour The Greatest Wonder dépendra entièrement de ce que vous recherchez dans le genre. Si vous cherchez une musique qui prend pour base un hard rock mélodique pour essayer de l’emmener vers quelque chose de nouveau, éventuellement un peu plus recherché, profond, voire intellectuel, passez très vite votre chemin. Par contre, si vous êtes amateur d’un AOR bien foutu, qui ressasse sans arrêt les mêmes recettes, mais qui le fait bien, banco ! Là, on parle d’amour, de courage, de rêves, d’amour aussi. Et même si écouter l’album d’une traite tient de la gageure tant les titres s’enchainent et se ressemblent, force est de reconnaitre que c’est quand même assez bien foutu, et on sent qu’à ce jeu là, les membres de Khymera ne sont pas de la dernière pluie. Après, bien difficile d’isoler une composition majeure ou même un single tant tout pourrait passer sans problème sur les ondes, la variété de tempo devant se jouer sur 20 bpm.


Bref, on ne retient finalement pas grand-chose de The Greatest Wonder, si ce n’est que les musiciens sont rodés au genre et que l’album serait parfait en fond musical d’une petite virée en bagnole au soleil de Miami, lunettes vissées et bras gauche sur le fenêtre de la décapotable, avec une bonnasse juste à sa droite. Mais bon, ça, beaucoup l’ont déjà fait avant, et surtout mieux, ce qui rend un peu obsolète ce type de tentatives.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1