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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 avril 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Massimo "Confrontational" Usai
(tout)

Ont participé à l'enregistrement:

-Tying Tiffany
(chant sur 2)

-Tobias Bernstrup
(chant sur 4)

-Trevor William Church
(guitare sur 6)

-John Cody Carpenter
(claviers sur 1, 3 et 7)

TRACKLIST

1) Set the Night Ablaze
2) Fade Into the Burning Dawn
3) Under the Killing Sun
4) Stranger in the Mirror
5) Vendetta
6)
Queen of Vengeance
7) You Still Kill
8) Threshold of Redemption
9) Together Again

DISCOGRAPHIE


Confrontational - The Burning Dawn
(2017) - electro dark/synth/cold wave - Label : Autoproduction



L’habit FAIT le moine. Dans 99% des cas, en musique tout du moins. Vous avez souvent vu des albums de progueux avec une pochette représentant un zombie unijambiste dévorant le fœtus d’un chevreuil nain par une nuit de pleine lune ? Donc, là, si vous regardez la pochette de The Burning Dawn et que vous pensez « Giallo », ben laissez-vous aller, vous avez raison, ne cherchez pas trois pattes à un canard. The Burning Dawn est « Giallo ».

Pas que Giallo, mais la nationalité du sieur Confrontational n’est pas un hasard: il est italien, tout comme Dario Argento et  Kirlian Camera. Quand on parle, du premier, on pense forcément à Goblin, musicalement parlant, et lorsqu’on évoque les seconds, les sonorités electro/darkwave mélancoliques ne rôdent jamais bien loin. Vous l’aurez compris, The Burning Dawn donne dans la darkwave avec une coloration assez rouge, rouge profond même. Si Confrontational ne rechigne pas à introduire un petit peu de guitares de temps en temps ("Vendetta", "Queen of Vengeance"), le roi de la piste, c’est évidemment, et très exclusivement, le clavier, étant donné le genre pratiqué. Un roi recevant à sa cour un certain nombre d’invités, puisque la confection du troisième album de l’artiste transalpin s’est vue enjolivée de la présence, entre autres, de Cody Carpenter, fils du maître, et de Tying Tiffany, DJ donnant de la voix sur l’excellentissime "Fade Into The Burning Dawn" où un rouge très, très profond, tirant sur le noir, accompagne le synthé type eighties.
L’œuvre n’est cependant pas avare en bons morceaux ni en variations de style, puisqu’à côté de "Vendetta", bande son potentielle pour tout successeur des Argento, Bava et consorts, on trouve des titres plus cold wave dans l’âme ("Under the Killing Sun" ou "Stranger in the Mirror", un peu plus poussif) - un "You Still Kill" très catchy, lorgnant sur ce qui peut sortir de la besace du facétieux Mark Ronson. Un bien bel exemple de diversité dans l’unité, puisque Confrontational arrive tout de même à brillamment éviter l’écueil de l’album patchwork. L’Italien possède, en outre, un organe vocal lui permettant de chanter juste, à défaut de donner une puissance dingue à sa voix. Bref, il n’y a presque que du bon à dire de cette œuvre qui, si elle ne crée rien de fondamentalement nouveau, fait converger un certain nombre de genre existants et les mixe de manière fort convaincante. On déplorera tout au plus une fin d’album un chouïa plus terne, mais pour le reste, on tient ici une œuvre de grande qualité.


Confrontational, en bon alchimiste, arrive, avec The Burning Dawn, à élégamment mêler dans son creuset plein de jolies choses qui terminent en « wave » : dark, synth, cold, par exemple, mais faites vous plaisir avec les sous-genres... Le troisième album de l’artiste sarde offre bon nombre de titres très accrocheurs, dont les superbes "Fade Into the Burning Dawn" et "Vendetta", ce dernier vous donnant presque envie de vous affubler d’un imperméable noir et de suivre les traces de l’Oiseau au Plumage de Cristal



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