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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 08 mars 2018
Sa note : 18/20

LINE UP

-Liv Kristine Espenæs
(chant)

-Raymond I. Rohonyi
(chant+programmation)

-Frank Claussen
(guitare)

-Lorentz Aspen
(claviers)

-Hein Frode Hansen
(batterie)

TRACKLIST

1) Machine
2) City of Light
3) Fragment
4) Musique
5) Commute
6) Radio
7)
Image
8) Crash/Concrete
9) Retrospect
10) Reverie
11) Космическая эра
12) The New Man

DISCOGRAPHIE


Theatre Of Tragedy - Musique
(2000) - pop néo metal gothique - Label : Nuclear Blast



-  Mais enfin Winter, t’as vu, l’heure ??
-  Désolé, mais ça peut pas attendre…
-  …
-  Theatre of Tragedy…
-  Quoi Theatre of Tragedy ?
-  Sur le site, on n’a que deux albums chroniqués… Le pire de tous et un live… C’est horrible ! Je commence tout de suite à réparer ça !
-  Super Winter, super… (soupirs)
-  Tu vois, quand je disais que ça pouvait pas attendre, ça pouvait pas attendre !
-  Ah non, bien sûr que non… (gros soupirs)


Si vous n’avez pas été touchés par les flèches lancées par les anges qui rôdent autour du mythique groupe norvégien, vous ne pouvez pas comprendre l’urgence. Comme il vous sera probablement difficile d’avoir la chair de poule sur ce Musique, qui marque la naissance du Madonna metal. J’invite à ce sujet toutes les personnes trouvant  cette appellation saugrenue à écouter "Retrospect" et à comparer les mélodies présentes avec celles développées par la pop star sur Ray Of Light. Bien sûr, côté rythmique, il y a plus de poids, même si les Norvégiens ne sont jamais caractérisés par leur volonté de ressembler à Fear Factory. Côté chant masculin, Raymond confirme le changement de cap effectué sur l’album précédent et ne cherche jamais à growler. Bonne nouvelle ? Pas forcément, son chant clair un peu nasillard n’étant pas le point fort du groupe, seul mal endémique de la formation.  Disons simplement que le growl n’avait plus de raison d’être sur une telle musique.
Exit les ambiances chevaleresques, le groupe a modernisé son orchestration et compose ce que l’on pourrait qualifier d’une pop musclée et un peu lourde, sorte de Garbage époque Version 2.0, en mode metal, avec encore une bonne dose de nostalgie et de mélancolie, pouvant inciter les amateurs de catégorisation à classer le groupe  dans le metal gothique. Musique partage d’ailleurs avec Version 2.0 la même profusion de mélodies simples mais efficaces, et franchement belles, parfaitement accompagnées par la divine Liv Kristine. Du coup, l’œuvre est un recueil  de hits en puissance, seuls  "Crash/Concrete", le filler de l’album, l’électro-ambient "Космическая эра"  et le potache gentiment « punky » "The New Man", échappent à ce qualificatif. Pour le reste, on se délectera de refrains superbement construits et générateurs d’émotions, de beaucoup d’émotions même, voire, d'énormément d'émotions, sur fond musical plus ("City of Light") ou moins ("Image" ou "Radio" et son soupçon de rythmique reggae) metal.  Presque vingt ans après, le charme opère encore et ce pari risqué s'avère être une pièce maîtresse du genre.


Difficile de ne pas avoir la chair de poule en écoutant les refrains de  "Machine", "Fragment", "Commute" ou encore le sublimissime "Retrospect", évoluant dans le même registre que le "Frozen" de la Madone. Après avoir porté le doom au sommet du romantisme, Theatre of Tragedy fonde le pop metal à chanteuse et signe l’une des meilleures œuvres du genre.  



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