17878

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 mars 2018
Sa note : 15/20

LINE UP

-Darkface
(chant+guitare)

-Sextus Argieous Maximus
(guitare)

-Petros Elathan
(basse)

-Nick Yngve
(batterie)

TRACKLIST

1) Where Everything Begun
2) Tartarus
3) Ave Solaris
4) Dragona
5) I, the Bornless
6) Morphine for Saints
7) Cosmos in Flames
8) Thanatos part I - Golgotha
9) Thanatos part II - Epitaphios
10) Thanatos part III - Mnemosynon

DISCOGRAPHIE

For Bidens (2014)
Tartarus (2017)

W.E.B. - Tartarus



Ça arrive de temps en temps. Ce n’est pas le phénomène le plus fréquent, mais ça arrive. Prenez un exemple, pas franchement au hasard : Septic Flesh/Septicflesh. C’est ce qu’ils ont fait. Bien fait, mais c’est ce qu’ils ont fait. Ce n’est pas un virage commercial, pas un « back to the roots » / « l’album le plus heavy ». On appelle ça rentrer dans le rang.

For Bidens était un excellent album. Varié, lorgnant fortement sur le dark/goth. Trop fortement peut-être aux oreilles de nos artistes, qui ont finalement dit  « Bon ! Allez, oh ! Hein ! Y en a marre là ! Hein ! On va faire du black sympho ! Alors ! » Du coup, fini de rire. W.E.B. ne s’est pas transformé en un groupe à la musique monolithique, puisque les Hellènes continuent à varier le type de mélodies et de tempos, mais le retour dans le « droit chemin » est une évidence sur Tartarus, qu’on pourrait croire composé par Cradle of Flesh, ou Septic Borgir. Au programme donc, de la grandiloquence, de la théâtralité, du riff (quand même) et, au final, d’assez bonnes chansons. Mais metal, hein, de Dieu ! Finies les conneries gothiques, merde ! Le titre morceau éponyme est d’ailleurs très illustratif de l’évolution du groupe et du rapprochement musical avec Septicflesh, version black metal – ce petit phrasé de guitare en guise de break, c’est patenté...
Alors bien sûr, comme je disais avant, les gars savent composer, et le virulent, un peu thrashisant, "Morphine for Saints" sort des sentiers battus. Le vice du très Cradlien "Ave Solaris" fait son effet, le refrain pompier de "Dragona" est impeccable, l’intervention de Sotiris de… Septicflesh – ah bon j’en ai déjà parlé de ce groupe ? - sur "Golgotha" sied parfaitement au morceau, tandis que la tension de "Mnemosynon" clôt l’œuvre sur une note bien sombre. Non, point de vue qualité, il n’y a pas grand-chose à redire, sauf sur le catastrophique "Epitaphios", sorte d’imitation du Therion des mauvais jours, et, du coup, on se surprend  à aimer, et fredonner ce Tartarus, finalement de très bonne facture. Mais quand même, on se demande pourquoi les gars ont décidé de rejoindre la foule de groupes du style et de pondre des mélodies entendues mille fois. For Bidens était une boîte à surprises, Tartarus est une panoplie de Bat Man. Mais une jolie panoplie.


Au vu des espoirs suscités par la qualité et l’originalité de For Bidens, on peut éventuellement parler d’une déception, mais une petite, puisque Tartarus possède une qualité indéniable, ce qui est tout de même l’essentiel. Simplement, W.E.B. passe du rang de franc-tireur à celui de soldat de la Sombre Armée. Si c’est ce qu’ils souhaitent, dans le fond, il n’y a rien à redire.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6