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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 23 novembre 2017
Sa note : 17/20

LINE UP

-Derelict
(chant)

-Äag
(guitare+saxophone)

-Mourning
(guitare)

-Day DiSyraah
(claviers+basse)

-Winter
(batterie)

TRACKLIST

1) I månens sken dog en skugga
2) Under ytan
3) Jag & vem
4) Lava
5) Lömska försåt
6) I vindens våld
7) Klieveage
8) Ekkhoeece III
9) Khaoohs I
10) Utsikt
11) Khaoohs II


DISCOGRAPHIE

Dawn of Dreams (1992)
Khaooohs (1993)

Pan.Thy.Monium - Khaooohs
(1993) - death metal barré metal prog - Label : Osmose



-  C’est toi qui disais que Pan.Thy.Monium ne jouait jamais en live, espèce de nase ?
-  Oui, c’est moi.
-  Écoute donc le neuvième titre !
-  …
-  Bah quoi ? T’entends pas le murmure du public ?
-  Et Derelict en train de crier « Scream for me, Long Beach ! » aussi, pendant que tu y es ?

Non, à ma connaissance, Pan.Thy.Monium ne s’est jamais produit en live, de manière officielle tout du moins, et l’« ambientation » façon concert de "Khaoohs I" n’est certainement qu’une facétie de plus, de la part du groupe ayant, à mon avis, le mieux joué la carte du registre étrange, mystérieux et bizarroïde. Même si le format de Khaooohs, leur deuxième album, est plus conventionnel que celui du mythique Dawn of Dreams, dont le premier titre était long d’une vingtaine de minute, nos Suédois hors norme n’ont pas ménagé leurs efforts pour à nouveau désarçonner un public encore peu habitué à ce genre de mélanges « expérimentaux ».  L’ambiance de conte onirique et maléfique de Dawn of Dreams laisse place ici  à une œuvre à l’atmosphère fort bien résumée par la pochette : de l’art abstrait, contemporain, mais structuré, où l’on se délecte, bien sûr, du retour de l’improbable saxophone, de certaines entorses aux codes de composition académiques et des bruitages divers et variés meublant l’album, mais pas seulement. Comme sur le premier opus, plus encore même, chaque intervention de la lead guitar est un régal, le jeu d’Äag (le grand frère Swanö) étant d’une fluidité et d’un classicisme impeccables.
Autre point fort de l’album : la présence de titres que j’oserais qualifier de catchy, comme, justement, le faux live "Khaoohs I", avec ses scratches de DJ du début des 90s et son solo de guitare magistral, "Under ytan", ou encore "Lava", qui, après une première phase bidouillesque et l’intégration Misterbunglienne d’un jeu Atari, émerveille l’auditeur par un mélange savoureux de rythmique lourde, nappes de claviers old-school et duo guitare-saxo à insuffler de la vigueur dans le membre de l’officier général de plus haut rang de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Des critiques ? Pas vraiment. Seulement un constat : là où Dawn of Dreams raconte une histoire et doit s’appréhender comme un bloc, Khaooohs est plus épars, la faute, peut-être à un nombre excessifs de coupures croquignolesques, pour reprendre un terme à la mode. Il est donc moins apte à être intégré à une rêverie sortie tout droit de l’univers de Lautréamont comme l’était le premier. Il n’empêche, Pan.Thy.Monium a sorti trois albums impeccables et celui-ci n’est pas le moindre.


Un an après Dawn of Dreams, Khaooohs entretient le mythe - confidentiel, forcément, vu la musique pratiquée - Pan.Thy.Monium. Facétieux, mais également excellent musiciens, les artistes ouvrent définitivement la voie au metal extrême expérimentalo-nawakien-mais pas trop. Certains titres devraient d’ailleurs faire partie de n’importe quel florilège de la musique extrême. Fameux



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