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CHRONIQUE PAR ...

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Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 14 octobre 2017
Sa note : 11/20

LINE UP

-Șuier
(chant)

-Corb
(guitare+chant)

-Moș
(guitare)

-Dor
(batterie)

TRACKLIST

1)  Tărîmu’ De Lumină
2)  Dîn Negru Gînd
3)  Solu Zeilor
4)  De-a Dreapta Omului
5)  Zăul Moș
6)  Plecăciune Zăului
7)  Urzeala Ceriului
8)  Cocoșii Negri
9)  În Pîntecu’ Pămîntului (electric version)

DISCOGRAPHIE


Syn Ze Sase Tri - Zaul Mos



Ils sont quatre, ils ont des barbes, des armures et des haches, toutes leurs pochettes représentent des scènes guerrières héroïques avec un autre gars en armure dans des poses épiques, y a plein de synthés dans leur musique et la base de celle-ci est le black-metal, je suis… je suis… eh non, la réponse n'est pas Bal-Sagoth. Malheureusement…

Syn Ze Șase Tri (oui, avec le petit truc bizarre sous le «s» majuscule de «Șase», heureusement que le copier-coller existe), voila la réponse. Groupe roumain, donc, de black-metal symphonique en activité depuis 2011 via le label Code666 et qui présente ici son 4e album, Zăul Moş (oui, là aussi, avec les petits bouts de machins accrochés aux lettres que personne ne sait comment taper avec son clavier), avec des membres de Negură Bunget ou de Sincarnate qui composent le line-up. Sous ses aspects légèrement pagan-war / mythologique, que ça soit visuellement ou musicalement, Syn Ze Șase Tri montre une certaine ambition dans sa mise en musique avec pas mal de guests, des instruments et percussions traditionnels, des titres assez longs (quasi tous plus de cinq minutes) et bien bourrés d'arrangements et d'orchestrations. On oscille entre blast-beats et passages plus folk, mais l'ensemble est majoritairement et classiquement à ranger dans la case black-metal symphonique avec trompettes et chœurs.
Il faut reconnaître que le tout se tient pas mal si on accepte un mix moyennement inspiré entre Dimmu Borgir et Cradle of Filth (avec des petits côtés Rhapsody des fois, comme l'intro de "De-A Dreapta Omului"), le tout saupoudré d'arrangements pagan-folk, mais on ne peut pas demander à tout le monde de réinventer la poudre à chaque morceau. Malgré tout, sur la longueur – un peu moins d'une heure – l'ensemble a beaucoup de mal à tenir la route. Tout est assez homogène malgré de nombreux changements de rythmes, et les passages médiocres alternent sans rougir avec certains plus réjouissants, mais à aucun moment l'auditeur ne tombe de sa chaise (sinon de s'être assoupi). Tout a un peu tendance à se ressembler et à provoquer un mix entre ennui et nausée au bout du septième chœur épique, de la quatrième cavalcade grandiloquente et du onzième blast rageur. L'élément sans doute le moins réjouissant reste la voix principale, tranquillement posée sur de confortables growl/hurlements black sans jamais paraître un tant soit peu concernée par le texte (de toutes façons probablement en roumain).


C'est sans doute une des choses les plus pénibles à reprocher à ce type d'album, par ailleurs travaillé, ambitieux et bien réalisé : le fait que, malgré une affinité avec le style pratiqué, l'auditeur s'ennuie assez vite tant le résultat est classique et manque d'identité. Pourtant il faut s'y résoudre : avec de bons ingrédients de base et une recette maintes fois éprouvée par d'autre, la mixture servie à la fin n'est pas à l'abri de se révéler fade et vaguement insipide. Pas immonde, hein, juste oubliable.



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