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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juin 2017
Sa note : 15/20

LINE UP

-Nine
(chant)

-Nox
(guitare)

-Rudsheim
(guitare)

-Borka
(basse)

-Jhotun
(batterie)

TRACKLIST

1) Gjallahornet
2) The Universe is Dying
3) Under hennes vingslag
4) Godless Serenade
5) Oceans
6) Silverdimmans återsken
7) Tid ok öhde
8) Beneath Ravens and Bones
9) The Windmill
10) What We Lost in the Mist
11) The Boneless One
12) To Worship

DISCOGRAPHIE


Wormwood - Ghostlands: Wounds From A Bleeding Earth
(2017) - black metal folk - Label : Non Serviam Records



Il y a des groupes comme ça, tu les écoutes deux minutes et tu sais de quel pays ils viennent. Alors, bien sûr, des fois, bouffi de certitudes, plein d’arrogance, tu te fais avoir (cf. Massenhinrichtung par exemple, ou la nouvelle vague de black metal islandaise, qu’on a quand même bien du mal à associer aux images d’Epinal engendrées par cet île lointaine, là-bas tout au nord). Mais là, là, pas de doute. « Je vais sur Metal-Archives pour vérifier et s’ils ne sont pas Suédois, je m’en coupe une. »

Et ça va, elles sont intactes. Les deux. Un black metal aussi mélodique, ça ne pouvait venir que du pays de Dissection. Certes, le folk-metal, qui agrémente de ci de là l’œuvre composée par les compatriotes du commissaire Wallander, n’est peut-être pas le genre le plus à la mode en Suède, mais, en revanche, ces mélodies mélancoliques limite goth ("The Universe is Dying" ou encore, et surtout, ce "The Windmill" très, très Tribulation), impossible de s’y tromper. Non, affaire classée, les gars de Wormwood sont suédois depuis au moins 66 générations. Est-ce un problème ? Absolument pas. Perso j’ai toujours préféré la Finlande, point de vue musique, mais bon : Bathory, Dissection donc, ABBA, Tribulation justement… Aucun handicap de ce côté-là et d’ailleurs Ghostlands, le premier effort du quintette, est un bien bon album. Pas le plus original qu’on ait jamais entendu, mais les musiciens ont soit une maturité surprenante pour un groupe aussi jeune, soit une expérience acquise dans d’autres formations moins exposées. Ils jouent juste et bien, et le pari de la diversité rend l’œuvre très facile d’accès et très agréable à écouter.
Peut-être auraient-ils pu se passer des incartades rock, comme sur "Godless Serenade", mais pour le reste, rien à dire : les différents styles abordés sont joués avec conviction et efficacité et, outre le gothique de "The Windmill" cité plus haut, le folk-metal accrocheur à la Equilibrium de "Tidh ok ödhe", avec voix féminine et tout et tout, pourra être apprécié en famille par les plus petits et les plus grands. "The Universe is Dying", pour sa part, incorpore des mélodies à la Sentenced / old Amorphis - y a plus suédois comme référence ? L’exception qui confirme la règle, voyons.... Le reste des titres de l’album oscille, lui, entre black à la Dissection  plus qu’honnête ("What We Lost in the Mist" par exemple) et pagan solide ("Under hennes vingstag"). Autre point positif : les guitares, très en verve, n’hésitent pas à délaisser le côté purement rythmique pour s’occuper des leads.  Un point négatif ? La diversité (l’avantage des inconvénients, l’inconvénient des avantages, etc.). Ghostlands manque un peu d’unité. Comme il n’est pas non plus follement novateur, on ne peut pas dire qu’on tient l’album du siècle. Il n’empêche que nos amis ont réalisé un album plein et efficace en diable. A vous de voir si vous voulez vous laisser tenter.


Le premier album de Wormwood développe un black metal ultra mélodique à tendance folk de bon niveau, et les artistes n’hésitent pas à explorer quelques sonorités moins habituelles dans ce style, flirtant avec un metal plus mainstream. Il est fort à parier que des titres comme "Tidh ok ödhe", ou "The Windmill" devraient faire mouche en live, en espérant que le groupe s’adonne à ce genre de prestations. Recommandable donc.



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