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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 02 mars 2017
Sa note : 14/20

LINE UP

-Manuel Glatter
(chant+guitare)

-Fabian Hildebrandt
(guitare)

-Simon Mengs
(batterie)


TRACKLIST

1) Intro
2) The Fall Of Leaden Skies
3) The Edge Of Insanity
4) Open Their Gates
5) Corrosion Of Souls
6) Interlude
7) Towards Humanity
8) The Carnage
9) Face Our Destiny
10) Till The Last Drop
11) Carry On
Bonus tracks
12) A Morbid Vision
13) The Path Of Sorrow

DISCOGRAPHIE


Deserted Fear - Dead Shores Rising
(2017) - death metal mélodique sur les bords - Label : Century Media



Faire du metal sans bassiste, c’est un peu gênant… C’est pourtant le choix de Deserted Fear qui se présente comme un trio avec deux guitaristes et un batteur. Comme ils font du death metal, on leur pardonnera cet écueil. N’attendez donc pas des solos de basse chez les Allemands… Le troisième album du groupe propose un death metal classique, pas loin d’être old school, mais avec quelques éléments mélodiques pas inintéressants. Place à ce Dead Shores Rising.

En panne d’inspiration manifeste, le groupe commence son album par un morceau appelé sobrement "Intro". Démarrage façon indus avant que des synthés grandiloquents viennent compléter l’ensemble. Voilà deux minutes qu’on oubliera bien vite pour se lancer dans la mêlée avec "The Fall Of Leaden Skies". C’est du pur death metal que nous propose le groupe. Après un riff accrocheur en introduction, ils lancent un bon blast beat des familles. Suivent ensuite le chant caverneux, le lead en tremolo... Bref, n’y cherchez aucune originalité, c’est old school, c’est déjà entendu et c’est aussi ça qui est bon ! Car les Allemands se débrouillent bien et savent comment créer des morceaux efficaces. Le son est précis, puissant et incisif, et participe activement à l’immersion. Et si la basse a déserté Deserted Fear, la présence des deux guitares est bien exploitée. Au moins, le trio fonctionne avec une belle osmose, les leads enrichissant la rythmique. La batterie fait le boulot sans être trop démonstrative. Aucun musicien ne tire la couverture à lui et c’est tant mieux.
Le classicisme de l’ensemble finit par fatiguer un peu. C’est à ce moment-là que le groupe propose "Interlude" (toujours cette créativité incroyable dans les titres). C’est une très belle minute à la fois douce et angoissante qui nous est proposée et qui relance l’album d’une façon inattendue. Les Allemands enchaînent sur "Towards Humanity", qui tire plutôt sur le melodeath. On pense fortement à At The Gates (on retrouve d’ailleurs l’un des membres en guest en fin d’album). La deuxième partie de l’album se révèle plaisante, peut-être plus accrocheuse finalement. Le groupe continue à développer sa formule de death metal teinté de mélodies. Il manque évidemment une originalité réelle à Deserted Fear pour pleinement convaincre. Dead Shores Rising est plaisant à l’écoute, mais pas suffisamment varié, complexe, original ou efficace pour qu’on l’écoute en boucle. Le groupe atteint un peu les limites de son côté old school. Mais au moins, ils gardent une belle homogénéité dans la qualité de leurs morceaux du début à la fin. C’est assez rare pour être signalé.

Deserted Fear produit un album d’une bonne qualité d’ensemble. Jamais faiblard, parfois  excellent, il lui manque cependant un petit quelque chose pour le faire décoller. Dead Shores Rising est le genre d’album qu’on prend toujours plaisir à écouter. Mais une fois l’album terminé, on le range et, hélas, on l'oublie rapidement. Les amateurs au moins y trouveront leur compte.



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