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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 27 février 2017
Sa note : 13/20

LINE UP

-Sascha Assbach
(chant)
 
-Arkadius Antonik
(guitare)
 
-Martin Buchwalter
(batterie)


TRACKLIST

1) Fast Forward
2) Dust And Dirt
3) Sick Intentions
4) They Are Alive
5) Swept To The Edge
6) Complete
7) For The Soul To Save
8) Whodini Peckawood
9) Suffer The Pain
10) Down Like Honey
11) Tapeworms
12) Paint It White
13) Bury The Crisis
14) Puerile Scumbag
15) Turning Point
16) Black December


DISCOGRAPHIE


Fall Of Carthage - The Longed-For Reckoning
(2017) - thrash metal moderne - Label : MDD records



- Tiens, c’est marrant, j’ai reçu les démos du prochain album de Fall Of Carthage.
- Ha non ! C’est l’album final.
- Tu veux dire qu’ils vont laisser ce son dégueulasse ?
- Oui.
- Et ils ne vont pas écrémer un peu ? Y’a quand même 16 morceaux et certains sont vraiment dispensables…
- Ils laissent tout.
- Même les parties électro ?
- Oui.
- Même le morceau de rap ?!
- Oui.
- Mais… Pourquoi ?!


Fall Of Carthage peut être qualifié de groupe de thrash moderne, dans le sens où il ajoute à une base thrash d’autres influences. On y trouve un peu de tout. Peut-être trop d’ailleurs… La base reste proche d’un thrash mélodique, tendant sur le melodeath. On y retrouve ainsi des morceaux rythmés aux riffs incisifs. Le chant rugueux de Sasha Assbach apporte une virilité supplémentaire. Ses cordes vocales rocailleuses font des merveilles et font preuve d'une autorité bienvenue dans les morceaux. Et finalement, le groupe auquel on pense en écoutant ce The Longed-For Reckoning est Avenged Sevenfold. Autoritaire dans son chant, capable de belles accélérations soudaines suivies de leads mélodiques efficaces, Fall Of Carthage est capable de faire un mix d’influences intéressant. C’est particulièrement évident sur "They’re alive". Commencé façon ballade rock, le morceau accélère d'un coup avant de partir sur du mélodique. Une belle réussite ! On sent un gros potentiel chez Fall Of Carthage, mais mal exploité. Le mixage ne met pas en valeur les qualités des compos. On dirait des démos enregistrées en studio et mixées à la va-vite. Et il manque clairement un véritable soliste à la guitare pour faire décoller les morceaux. Les leads sont trop rares et les solos inexistants. Dans ce style, cela finit par lasser et il faudrait un bon gratteux pour donner une autre dimension à Fall Of Carthage.
Le groupe se perd aussi dans la multitude. L’album dure près d’une heure avec seize morceaux. Forcément, la qualité est  inégale. Enlevez six morceaux et l’album prendrait beaucoup plus d’intérêt. Car du déchet, il y en a, et pas qu'un peu. Ne voulant pas se limiter dans un style, le groupe propose quelques pistes qui laissent dubitatif. Certes, Fall Of Carthage propose quelques passages électro intégrés intelligemment, mais la trop longue intro de "Complete" fatigue (surtout que le morceau n’est pas brillant). "Whodini Peckawood" et "Purile Scumbag" sont des morceaux de hiphop… "Tapeworms" fait également tâche sur l’ensemble. En enlevant ces fautes de goût, on se retrouverait avec un album de douze morceaux pour 46 minutes de metal. Voilà qui serait plus adapté ! Mais pas de miracle non plus… Si la musique du groupe est efficace, il reste du boulot à Fall Of Carthage pour réellement transporter l’auditeur. Le potentiel est bien présent, à eux désormais de l’exploiter intelligemment.  


Voilà ma proposition pour le groupe : il faut un producteur correct pour cadrer (et limiter) leur musique, et les pousser à chiader un peu plus leurs compos. Il leur faut un lead guitariste capable de transcender les morceaux et de leur donner une dimension supplémentaire. Et il faut un mixage correct. Avec ça, vous êtes de futures stars, messieurs. Reste à se retrousser les manches. À vous de voir.



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