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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 10 février 2017
Sa note : 13/20

LINE UP

-MkM "Magus Kaiser Munkir"
(chant)

-Hafsteinn Viðar "H.V." Lyngdal
(guitare)

-Alex "A.P." Poole
(guitare)

-Jef Stuart "Wrest" Whitehead
(guitare)

-D.G.
(basse+chant)

- Gionata "Thorns" Potenti
(batterie)

TRACKLIST

1) Draumleiðsla
2) Draumleysia

DISCOGRAPHIE


Martröð - Transmutation of Wounds (EP)
(2016) - black metal - Label : Terratur Possessions



L’Islande, terre de contrastes, terre de feu, terre de neige et de colères. Visitez notre pays… Non attendez, ceci n’est pas une pub pour l’Islande. Et pour cause. Si deux membres sont islandais patentés et en lien avec la scène locale (Misþyrming, Naðra les gens ?), d’autres viennent de contrées bien moins froides. Thorns batteur de Blut Aus Nord est italien tandis que MkM chanteur de son état est très français. A.P. le gratteux est même d’Outre-Atlantique sans compter son compatriote Wrest du très torturé Leviathan qui apparaît en guest. Bref, Islande mondiale.

Et ça se sent. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on retrouve du Misþyrming, Svartidauði, Naðra, évidemment. Ce black très froid, porté par des riffs nombreux et variés, mais néanmoins pas tant divers que ça. Car c’est aussi ça la patte Islande, conserver un attachement non diffus à la mamelle originelle: le froid, la simplicité, la cruauté. Y ajouter évidemment des éléments plus actuels comme une pointe de dissonance. Mais la multinationalité du groupe s’entend également, notamment MkM qui n’est pas venu les mains vides manifestement. Car Aosoth s’entend un peu. Mais surtout, et peut-être de manière plus surprenante, VI, l’excellente surprise de 2015 marquée de la sécheresse de ses guitares et de riffs précis et aigus.
Martröð est donc un peu de tout ça. Il arrive à sonner personnel malgré cette affluence d’influences. Pourquoi ? Parce que les deux compositions livrées en pâture (on parle d’un EP, limite très claire de ce disque) sont maîtrisées, puissantes, enchanteresses. La troupe a su parer sa musique des atours incontournables d’un genre qui ne demande que ça. La morsure du froid vous attend au détour de chaque riff, ou nappe de notes, car Transmutation of Wounds tape proche des groupes à la Wolves in the Throne Room par moments. Moderne vous dis-je. Ils ne délaissent pas les claviers également, eux qui ont droit de cité de manière pertinente et en arrière-plan, pour renforcer l’atmosphère et non créer de la musique. L'ensemble ainsi érigé se révèle harmonieux, tout en demeurant délicieusement traditionnel.


Belle surprise du nord encore une fois, même si l’aide du sud est prégnante et non négligeable. Martröð livre en tout cas de belles promesses pour un futur qu’on espère glacial (et plus long). Si on peut se laisser à quelques suggestions, plus de folie(s) s’il vous plaît messieurs. Déliez-vous plus de vos compatriotes et prédécesseurs.


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