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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 25 février 2017
Sa note : 14/20

LINE UP

-Rémi Molette
(chant+guitare)

-Victor Tunidjah
(guitare)

-François Santenoff
(basse)

-Damien Baissile
(batterie)

TRACKLIST

1) Tathor, l'Échalote de ses Morts
2) Lost My Grind
3) Orlango Blum
4) GPS - Gobelin Par Satellite
5) À la Recherche de la Découverte de la Quête pour trouver le Saint Grind
6) Bruce Lee mena l'Amour

DISCOGRAPHIE


Ethmebb - La Quête Du Saint Grind
(2017) - death metal Epic et progressif - Label : Autoproduction



Un simple coup d’œil au titre de l'album, au line up et à la tracklist suffira largement à labelliser le groupe français qu'est Ethmebb. De la musique festive : on pense de suite au cliché du métalleux chevelu (celui qui aime montrer ses fesses au Petit Journal). A fortiori avec un « grind » qui traîne dans le nom de la galette. Fort heureusement, la qualité musicale est supérieure au cliché. Tant mieux et « questons mes bons, questons ».

Le groupe évolue tout de même dans une légèreté notable. Concept, puisqu'il s'agit d'une épopée épique plutôt que lyrique basée sur le périple d'un bougre ayant perdu toute virilité dite mojo dite grind dans le recueil. Aussi pour qui sera intéressé par l'histoire et ses méandres dantesques, un coup d’œil aux paroles révélera l'incroyable aventure tout en assurant sourire et même un timide rire pour les bons publics. Une culture permettant de décoder les multiples « jokes » ou « clins d’œil » élargit un peu plus le trou béant esquissé sur les labiales étirées. Et pour ceux qui font fi des paroles, restera la musique en elle-même. Au delà du titre réduisant, à tort, le style pratiqué, le groupe se ballade dans tellement de registres qu'il est quasiment impossible d'en définir un. Entre un death vitaminé ou lourd, des passages très orchestrés, symphoniques, le combo draine du folk, des passages speed / power. Nawak ? Un peu aussi et même progressif dans quelques plans.
Au final, l'écoute est agréable musicalement, plaisante aux paroles et peu ennuyeuse au regard des styles passés en revue. L'ensemble (musique / concept) du disque se tient et se révèle cohérent ; un épique fil conducteur relie le tout. Même le morceau caché est... attendu mais bienvenu. La production est au rendez vous et met un peu plus en évidence le niveau des musiciens et a fortiori la guitare soliste. Bon gré mal gré la limite se situerait-elle peut être à l'agréable de l’instantané ? Une bonne dose de plaisir, de bonne humeur, bien fait , bien joué et bien écrit ? Hélas... Les semaines écoulées, on ne se précipite plus trop sur le lp. Peu importe, car la cohésion et la qualité du produit se suffisent à elles-mêmes et donnent envie, à l'occasion, de retrouver le groupe en live et de se demander comment pourrait être une version vivante de cette folle histoire de l'homme à la libido perdue... Poil au...


La release party du 21 janvier a donné quelques éléments de réponse sur la prestation scénique et a confirmé les bonnes « vibes » de l'album : de la bonne humeur en vrac, un bazar de style honnêtement et vraiment bien joué. En bref la découverte vaut quelques points de plus, sur la longueur le charme s'atténue quelque peu et en arrive à la présente et subjective notation. On attend le prochain épisode car on connait maintenant la qualité du groupe.


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