17625

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 25 janvier 2017
Sa note : 17/20

LINE UP

-Rowan London
(chant+piano)

-Samantha Escarbe
(guitare)

-Grayh
(basse)

-Luke Faz
(batterie)

Guests

-Adelaide Stamford Academy Choir
(choeurs)

-Adelaide Symphony Orchestra
(orchestre)





TRACKLIST

1) The Fragile Breath
2) In Winter's Ash
3) Silent
4) God in Dust
5) Lacrimosa (Gather Me)
6) Darkness
7) Forever

DISCOGRAPHIE


Virgin Black - Requiem - Fortissimo
(2008) - death metal doom metal The King amidst his people - Label : The End Records



Gather me, for I am shattered
Speak comfort to me
Gather me, share my sorrow
Lacrimosa
Requiem – Fortissimo, l’album le moins Virgin Black de Virgin Black est en fait très Virgin Black. Vous avez remarqué ? J’adore écrire « Virgin Black ». Virgin Black Virgin Black Virgin Black Virgin Black. Raaaah, ça fait du bien.


Sorti en 2008, dernière œuvre du groupe à ce jour, le deuxième volet de la trilogie (temporairement ou éternellement) inachevée veut montrer un autre visage de la bande à Rowaaaaaan (excusez-moi, ça me fait toujours de l’effet) et Samantha. Pas de sophistication, pas d’épanchement gothique, après le plantage de Requiem – Mezzo Forte (appelons un chat un chat), Requiem – Fortissimo donne, lui, intégralement dans le doom death, noir, fort et épais. Classique, académique presque, Rowan n’y fait que growler, et les claviers sont presque aux abonnés absents. Le Noir Vierge essaye de se transformer, l’espace d’un album, en groupe de doom-death lambda, tel un roi, habillé de vêtements modestes, marchant dans la foule, incognito. Est-ce que ça marche ? Non. Le roi ne passe pas inaperçu. Fortissimo est excellent, et, malgré tout, la patte Virgin Black y est présente. D’abord par le biais de paroles toujours aussi touchantes (cf. l’intro). Ensuite par la qualité de la mélancolie baignant l’ensemble de l’album : aux mélodies tristounettes classiques du genre, viennent se greffer quelques chœurs (de l'Adelaide Stamford Choir Academy), féminins lyriques, ou masculins, introduits avec parcimonie, mais toujours à bon escient.
Enfin, et il s’agit de la raison principale, ben… les compos sont superbes. Lourdes, bien plus metal que le reste de la discographie des compatriotes de Greg Norman, mais superbes quand même. "In Winter’s Ash" s’avère implacable, et son final martial subjugue. Le début de "God In Dust", avec cette plainte sourde de Rowan parfaitement accompagnée par la section rythmique et la  guitare lead n’a d’égal que sa fin, où le piano fait une apparition fugace mais marquante. Quant à "Darkness", parfaitement précédée de l'intermède "Lacrimosa", il s’agit du sommet d’un album absolument plein. Intensément plein. Un peu moins sobre que les autres morceaux, ce titre est la pierre précieuse du diadème. Rythmiques, chœurs et chant féminin lyrique appuyent parfaitement Rowan, parvenant à donner à son growl une intonation douloureuse qui fait de ce morceau une pièce unique et triste. Vraiment triste. Genre triste comme Trees of Eternity, en version death, vous voyez ? Et quand la douleur se transforme en colère, je ne vous raconte même pas l’effet que produit le passage le plus heavy du morceau…


Loupé. Virgin Black a essayé de passer inaperçu, ben c’est loupé. Fortissimo est une superbe pièce de doom-death classique et "Darkness" n’a d’égal que les "Walk Without Limbs", "Lamenting Kiss", "I Sleep with the Emperor" et autres "Renaissance". Les Australiens finissent leur carrière en nous tordant un peu plus les boyaux et en nouant un peu plus notre gorge. Parce que leur carrière est bien finie, hein, TJ* ? C’est un « adieu », pas un « au revoir », non ?
 
*TJ est la sœur de Rowan et la très sympathique administratrice de leur page FB.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7