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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 12 janvier 2017
Sa note : 13/20

LINE UP

-Jaakko "Jizz Jake" Peltonen
(chant+guitare)

-Roope "Rob O'Cock" Lehto
(guitare)

-Iiro "Snoop Rott Iirot" Kosonen
(basse+chœurs)

-Mikko "Fleshpipe Mike" Konki
(batterie)

TRACKLIST

1) Guerrillaz of Sickness  
2) Septic Zorro 
3) Leper Beach  
4) Sewer Mongrel  
5) Guttural Jumanji  
6) Intergalactic Intercourse 
7) Bowel Harmonics  
8) Vulgar Display of Genitalia
9) Sudden Death Thugs

DISCOGRAPHIE


Cumbeast - Straight Outta Sewer
(2016) - brutal death Groovy et burné - Label : Rotten Roll Rex



À n'en point douter, si le Bernard Tapie des Guignols (quelle culture !) ou Duke Nukem, le super héros viril des jeux vidéos, devaient avoir un groupe fétiche ce serait à n'en point douter celui formé par les Finlandais de Cumbeast. Obscène, pervers, gore à souhait et brutal : évidemment les bons mots sont nombreux pour qualifier les trois premiers efforts du groupe. Straight Outta Sewer, le quatrième lp ne dérogera bien évidemment pas à la règle. « En route, les fiottes ! ».

Trente-cinq minutes suffiront pour faire gicler les nouvelles compositions. Après tous, les préliminaires c'est pour les « tarlouzes », pas pour les vrais mecs. Vingt secondes de larsen en fade in feront office de mise en bouche sur "Guerrillaz of Sickness" avant de balancer la sauce et faire les « chaudards ». Tout le monde aura (j'espère) bien compris que le gang nordique pratique de la musique rigolote (ne voulant pas nécessairement dire idiote) qu'on assimile d'habitude plutôt au grind au regard des thèmes abordés. Ainsi donc de cet esprit coquin et taquin le death metal primaire du groupe vient s'édulcorer de quelques embardées étonnantes, comme un bridge funky ou un « pouet pouet pop en stock ». Le tempo de l'enregistrement saura se montrer raisonnable mais s’excite de temps à autre, multipliant ainsi les variations afin que chacun puisse prendre son plaisir et venir –autant que faire se peut – jusqu’à un certain « ouïrgasme » ni feint ni poussif. Coté production on se rapproche de l’artwork de ce nouvel album : pour la forme c’est coloréeet drôle mais relativement crade et parfois vraiment caca sur le fond. Voilà une raclure de point qui joue contre le groupe car la musique proposée, aussi slam beat et « gruickesque » soit elle, aurait mérité une petite dentelle au galbe, un froufrou aguichant, histoire de faire baver le chaland.
Une bonne petite lingerie, coquinement dessinée pour enjoliver le son (notamment) des guitares sans cacher à tout prix la taquine cellulite ou le clinquant de cette grosse basse bien grassouillette - avec sa majestueuse mais naturelle petite peau d’orange - qui pique l’enclume. « Pas graaaaaaaaave ! » Les paroles insouciantes (un coup d’œil au tracklist suffira pour les plus fainéants) et l’approche très Dying Fetus – nettement moins technique malgré tout - rattrapent largement le coup. De facto, lorsqu’on débute ce type d’album : avide de grivèlerie de politesse et « d'entubade » de bienséance, c’est bel et bien comblé que l’on passe d’un titre à l’autre. Bien sûr, le tout n’est pas très original. Et alors ? Le groupe sait jouer et parader son graillon pour garder l’attention a minima et donner envie de sautiller partout en imitant le marsupial pour les plus exaltés . Une bonne tranche de graisse qui dit merde au régime façon death intello et permet de passer un moment bien convivial, peu intellectuel mais tellement défoulant. « J’en reprendrais bien, tiens ... Mais pas tout de suite !»

Quatrième album, dans la lignée des autres. Du death festif et plutôt bien foutu (à la production dégueulasse) avec une spiritualité porno goregrind apparente. Bref si l’artwork ne prévient pas, si le listing ne prévient pas, reste l’écoute. Si après ça vous trouvez encore la force de faire un duck face, faites gaffe si Cumbeast vous voit ça risque de finir en Fuck Face.


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