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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 18 juin 2017
Sa note : 14/20

LINE UP

-Freddy Avila
(chant)

-Miguel Villareal
(guitare)

-Eric Garcia
(guitare)

-Nate Barbosa
(basse)

-Fredrickk Vela
(synthé)

-Curey Hinojosa
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Of Desolation
3) Malveolent Eyes
4) Bleeding Numbers
5) Constrain
6) Tongue Tied
7) Bloodshed
8) Mislead
9) Generation [Y]
10) Gentlemen
11) Code Of Silence

DISCOGRAPHIE


Varsity Swim Team - Hollow Culture
(2015) - hardcore death metal deathcore beatdown - Label : Auto-production



Oh, je te vois cher petit lecteur assidu des Eternels. Tu es intrigué car tu viens de voir le genre du groupe dont je vais te parler, mais tu es tourmenté car tu ne l’a pas ou presque jamais rencontré durant le périple de tes multiples lectures. Eh bien ça tombe bien, car l’un des intérêts principaux de cette chronique, est justement te faire découvrir ce style. Bienvenue dans le monde du « deathcore beatdown ».

Avant d’aller se perdre dans le monde parallèle du beatdown, parlons d’abord, et c’est logique, de la formation proposée ici. Varsity Swim Team se compose de six membres, tous originaires de McAllen au sud du Texas, à la frontière du Mexique, d’où leur patronyme à forte consonance hispanique comme vous l’aurez remarqué. Un line-up basique donc avec la présence, à noter tout de même, d’un synthé, ce qui peut en étonner plus d’un pour les fans du style. Très peu d’informations existent sur le net concernant leur histoire, on sait juste que ce Hollow Culture est leur premier disque et que cela semble être une auto-production. Et pour cette première, rien de bien fou, avec onze titres pour trente-cinq minutes.
Mais voyons ce que cela donne dans le détail. Si l’on passe l’introduction, qui est loin d’être impérative, on rentre directement dans le grand bain du beatdown avec l’excellente "Of Desolation". Si tout le monde sait à peu près de quoi il s’agit concernant le deathcore, l’adjectif qui lui est apposé reste plus mystérieux pour le grand public, car encore plus underground. Si l’on veut faire simple, le beatdown se caractérise par des riffs brutaux et lourds – bien aidés en l’occurrence ici par des guitares huit cordes accordées très bas, et par des bassdrops hors catégorie – souvent épurés techniquement, avec un tempo généralement plus lent que la norme. Pour information, la cadence de cet album se situe aux alentours des 100 BPM, les dépassant à de très rares occasions.
Vérification avec les deux tueries de l’album se situant aux extrémités de celui-ci : "Of Desolation" et "Gentleman" (et oui, je n’ai pas résisté au titre de la chanson, je suis narcissique - ndlr : ahem!). La première nous refourgue un gros breakdown à 1’10 qui sera repris avec un tempo réduit de moitié à 2’30. En ce qui concerne la deuxième, le carnage se situe à 3’00, précédée d’un « I’D RATHER BE DEAD » pas piqué des hannetons. Un tempo proche des 45 BPM et dont les bassdrops peuvent occasionner quelques dommages cérébraux et auditifs en live. Et, si le beatdown est un style que l’on rapproche en général du punk et du hardcore NY, c’est donc du deathcore qui pointe le bout de son nez ici. Principale distinction ? La voix du – très bon – chanteur qui fait des ravages avec son growl ultra guttural et caverneux, avec un débit plutôt calme.
Le reste de l’album n’est pas mauvais, mais ne casse pas trois pattes à un canard non plus, les compos étant plus ou moins construites sur le même schéma. On appréciera tout de même la puissante "Bleeding Numbers", l’interlude "Bloodshed" qui peut se targuer d’être le plus rapide niveau tempo, le petit solo discret dans "Mislead", les quelques notes de synthé très éparses dans "Constrain" et "Malevolent Eyes" ainsi que le très court passage dubstep à la fin de cette dernière. L’anomalie restant tout de même la dernière séquence de l’album dans laquelle on peut ouïr une petite escapade aux forts relents mexicains. Et c’est tout à leur honneur.


Qu’on ne se le cache pas : la musique de Varsity Swim Team est vouée à être vécue en live plutôt que chez soi, et cela même si l’on possède le meilleur des systèmes sons. Rien ne veut une expérience authentique pour ce style qui pourra vite vous lasser, après un très faible nombre d’écoutes. Si vous voulez un échantillon de ce que peut être le deathcore beatdown, ne reculez pas si proche du but.


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