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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 10 octobre 2016
Sa note : 10/20

LINE UP

-Sacerdos Magus
(tout)

TRACKLIST

1) Fleurs du Mal - Initium
2) Bula Ad Extirpenda (Innocentio IV, 1252 - Thy Saint Office of Inquisition of Faith)
3) In Pulverem Reverteris
4) A Nightside of Eden - Finalis

DISCOGRAPHIE


Antiquus Scriptum - In Pulvurem Reverteris - Demo
(2016) - black metal tsoin tsoin - Label : Elegy Records



-  Hé ! Psst ! Hé !
-   ??
-  Hé ! Winter ! Cest moi !
-  Mais… Tu es malade ! Qu’est-ce que tu fiches ici ? On t’a vu rentrer ?
-  T’inquiète, chuis un vrai pro ! Alors, regarde ce que je t’ai dégoté…
-  Une… une demo ?
-  Ouaip… et pas n’importe quelle demo…  Ecoute moi ça…
-  Du… du tsoin tsoin ? Une demo de tsoin tsoin ?
-  Portugaise…
-  Oh putain… Portuguaise ? Combien ? Je sais que je dois pas mal de blé, mais là, combien ?

 
Dans l’inframonde du metal épique, il y a quelques personnes qui n’ont plus de dignité et s’émoustillent au moindre son de claviers faisant passer le téléphone play-skool de notre enfance pour un piano à queue d’un conservatoire. Il y en a qui jouissent en écoutant A Night of Dark Ages, la première demo d’Agatus - tentez donc l'expérience... Et là, il n’y a pas à tortiller : pour un dépravé de mon espèce, Antiquus Scriptum, c’est l’orgasme, et cette demo, où les guitares grésillent comme des abeilles et où la batterie au rythme infernal sent la bonne barrique d’Ariel, c’est le pied total. Kitsch, horriblement mal produit – une demo, quoi -  ce In Pulverem Reverteris, édité pour la onzième fois depuis 2000 – ou douzième, je m’y perds…  introduit l’intrépide auditeur au monde épique et cradingue à la fois de Sacerdos Magus, tête à penser lusitanienne d’une série d’albums fortement influencés par Bal Sagoth et Falkenbach. Si l’ensemble de la discographie du musicien sent l’épée en plastoque et les décors en carton-pâte – pour mon plus grand plaisir, ne nous méprenons pas ! – cette demo, c’est le pompon. A réserver donc aux amateurs sans amour propre –  genre ceux qui n'ont pas de race. A ceux-là, je conseille vivement le premier vrai titre, "Bula Ad Extirpenda", très rythmé et catchy, une version cradingue et énervée des titres enlevés de Falkenbach, soutenue par un chant véhément beaucoup plus thrash que black et d'improbables chœurs « grégoriens ». Le reste de la demo – intro et outro cheap, plus mini titre d’à peine deux minutes -  ne présente qu’un intérêt très limité.

Plus qu’une fin en soi, cette demo m’a permis de découvrir un filon d’albums dans lesquels je me vautre avec un plaisir infiniment renouvelé et dont nous reparlerons, je vous le promets !  Ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un groupe reléguant Bal Sagoth au rang de combo sobre et réaliste. A suivre…



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