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CHRONIQUE PAR ...

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Magmahot
Cette chronique a été mise en ligne le 26 septembre 2016
Sa note : 12/20

LINE UP

-Alexandre Erian 
(chant)

-Steve Marois 
(chant)

-Éric Jarrin
 (guitare)

-Ben Landreville
(guitare)

-Sebastien Piché 
(basse)

-Alexandre 'Grind' Pelletier 
(batterie)

TRACKLIST

1) The Aftermath
2) Inner Demons
3) Drapeau noir
4) Bad Vibes
5) Dedicated to Extinction
6) Grind Forever
7) Time Bomb
8) One Last Martini
9) Doomed
10) Beast

DISCOGRAPHIE


Despised Icon - Beast
(2016) - death metal deathcore - Label : Nuclear Blast



Dès que les rumeurs sur un nouvel album après la réunion des gars de Despised Icon ont commencé à circuler, une question très particulière s'est logée dans ma tête : Quelle direction prendront-ils ? Le son plutôt death metal de The Ills Of Modern Man ou le hardcore de Day Of Mourning ? Ou bien une toute autre direction ? Car il faut l'avouer, les bougres ont pondu deux albums qui constituent ce qui se fait le mieux en matière de deathcore et ont ainsi mis la barre très haut pour leurs propres futures sorties.

Et bien, avis aux fans des deux albums précités, Beast ne joue dans la cour d'aucun des deux. On a d'ailleurs du mal à situer ce dernier dans la discographie du groupe tellement les morceaux sont génériques et codifiés et l'intention du groupe floue et incertaine. L'auditeur aura ainsi l'impression que la formation a juste essayé de faire un album de « deathcore old-school », terme qu'on pourrait commencer à utiliser vu la relative ancienneté du genre (quinze ans, quand même !). Un disque sans grande prise de risque donc, mis-à-part une volonté pure de rendre la musique la moins death metal possible avec une baisse de saturation au niveau des guitares et un son moins lourd que d'habitude.
Après, peut-on les blâmer d'avoir pris cette direction ? Il ne faut pas oublier que la plupart des membres n'avaient plus composé depuis six ans, mais aussi que certains fans sont nostalgiques des premiers pas du deathcore, surtout avec la direction que prend la scène actuellement (surproduction, son plastique…). Soyons d'accord, le disque n'est pas mauvais , on y retrouve au passage tous les ingrédients de la musique du groupe, la dualité des chanteurs en tête, avec les hurlements de Alex Erian ainsi que les growls profonds et pig-squeals de Steve Marois (qui avait d'ailleurs totalement abandonné le chant porcin sur Day Of Mourning); les breakdowns sont aussi utilisés très régulièrement mais ont le mérite d'être très bien placés; ce qu'on attend d'un groupe qui a presque popularisé à lui seul la chose.

Il faut l'avouer, l'album ne plaira pas à tout le monde, le manque criant d'innovation en rebutera d'ailleurs plus d'un car on retrouve exactement ce qu'on attend du groupe, ni plus, ni moins. Mais bon, le disque tournera quand même plusieurs fois avant d'être mis au placard, ce qui est mieux que rien en fin de compte. Et bien, bon retour les artistes. Au boulot maintenant !


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