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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 26 septembre 2016
Sa note : 11/20

LINE UP

-Sean Peck
(chant)

-Michael Denner
(guitare)

-Hank Shermann
(guitare)

-Marc Grabowski
(basse)

-Snowy Shaw
(batterie)

TRACKLIST

1) Angel's Blood
2) Son of Satan
3) The Wolf Feeds at Night
4) Pentagram and the Cross
5) Masters of Evil
6) Servants of Dagon
7) Escape from Hell
8) The Baroness

DISCOGRAPHIE


Denner / Shermann - Masters of Evil
(2016) - heavy metal speed metal power - Label : Metal Blade Records



-  Oh dis donc ! Tu as vu la poch… Hé mais ça va pas ?? Pourquoi tu me tapes ?? Ça fait mal !
-  …
-  Faut aller te faire soigner ! Juste parce que je dis que la pochette du Denner Shermann ressemble à mort à D… Aïe !!  Malade… Ce type est malade…
-  Tu essayes encore une fois… j’te fume, comme dirait Eddy Caplan.

 
Stop. On oublie. On n’y pense même pas un instant ! Pochette ou pas pochette ! Le premier qui fait la comparaison entre ce Masters of Evil et vous savez quel album, j’le marave. Comme mon défunt collègue chroniqueur. C’est bon ? On est redescendu sur terre ? Ok. Donc la chronique peut débuter. En 2015, le duo d’ex-guitaristes de Mercyful Fate nous a pondu un EP d’une qualité suffisante pour que la sortie de leur première œuvre longue durée soit surveillée, pas avec une impatience terrible, mais quand même avec espoir. Michael et Hank arrivent-ils à confirmer voire élever le niveau de leur heavy tendance power-speed sur ce Masters of Evil qui continue toujours à jouer avec l’imagerie du défunt groupe danois ? Non. Le niveau est à peine maintenu, la faute à une qualité de composition défaillante, et également à un vocaliste un brin agaçant. Sean, dont la voix est très mise en avant par le mixage, en fait trop, à tel point que, même si son registre est clairement d’obédience Diamondienne, ses gesticulations vocales font penser par moments à Bruce Dickinson, le plus cabot des chanteurs de metal de la planète. Croyez-moi, ce n’est pas un compliment.
Cependant, étant donné que le type sait chanter, on se serait accommodé de son histrionisme si les compos avaient été d’un bon niveau. Hélas, malgré des riffs propres et relativement tranchants, malgré quelques interventions guitaristiques de bons niveau – les deux boss ne cherchant, eux, pas à attirer spécialement l’attention, on leur en sait gré , et malgré des refrains tenant la route, l’auditeur reste sur sa faim, la faute à une activation excessive de la fonction random entre chaque répétition dudit refrain. On se consolera comme on peut, Masters of Evil n’étant ni le premier ni le dernier album à ramer, musicalement parlant, pour arriver à passer d’un chorus à l’autre. On peut par exemple rigoler lorsque Sean imite parfaitement Ozzy sur "The Wolf Feeds at Night", dont le début est d'ailleurs calqué sur "Miracle Man". On sourira également en écoutant les chœurs ultra kitsch du commencement de "Son of Satan". Mais le constat restera sans appel, il ne s’agit pas d’un bon album. La solidité de ses riffs devrait néanmoins pouvoir faire passer la pilule en live, où le fan cherche plus à déboîter ses cervicales qu’à analyser le fil conducteur des morceaux. L’espoir fait vivre.


Bon, ben c’est raté. Pas de Don’t Break the Oath à l’horizon – ah oui, mais moi j’ai le droit de le dire… Pas même un bon album. Ce Masters of Evil pèche trop au niveau de ses compos pour pouvoir prétendre à autre chose qu’être une œuvre de second rang, taillée, à la rigueur, pour le live. Attendons donc la suite des aventures des deux mythiques guitaristes en écoutant…je ne sais pas… vous avez une idée ?



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