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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 12 septembre 2016
Sa note : 12/20

LINE UP

-Sam Anetzberger
(chant)

-Stephan Wandernoth
(guitare)

-Peter Eifflaender
(guitare)

-Thomas Amann
(basse)

-Cornelius Althammer
(batterie)

TRACKLIST

1) Menschheit
2) Der Krieg I 
3) Winterdämmerung
4) Grodek
5) Erinnerung

DISCOGRAPHIE

Gomorrh (2016)

Dead Eyed Sleeper - Gomorrh
(2016) - death metal - Label : Supreme Chaos



Avouons qu'à une époque, pas mal de lycéens ont choisi Allemand première langue pour comprendre les paroles de leur groupe de metal préféré : Tokyo Hotel (ou peut être Rammstein , qui peut savoir).  Il est certain que le teuton perce moins à l'international dans la langue de Goethe. Pourquoi ? Ce n'est pas le débat. Ce qui importe ici c'est que Dead Eyed Sleeper présente son nouvel album intitulé Gomorrh et qu'il chante dans sa langue (et dans le micro). 

Le groupe a déjà sorti trois albums depuis 2007 et pratique un death metal guttural et bourrin lorgnant par moment mais timidement sur l'atmosphérique et le progressif . Gomorrh se présente sous la forme de cinq titres pour une durée d'une demi-heure. Alors que le groupe proposait jusqu'à lors un growl anglophone, il choisit ici de chanter tous ses titres en allemand afin de coller au plus près au concept souhaité : "une des plus sombres périodes de l'histoire avant les guerres mondiales" pour citer le parolier. Débute ainsi un pamphlet sur l'époque 1887 - 1914. "Menschheit" (que l'on pourrait traduite par « humanité ») sans introduction aucune, se contenta de quelques accords plaqués avant de débuter un riffing hypnotique sur son gimmick où Sam Anetzberger pose sa gorge rocailleuse : simple, efficace. Si finalement il faudra se fader un bon traducteur ou un champion de la double traduction growl / Allemand pour comprendre le fond, Notons que finalement la musicalité de la langue germanique colle parfaitement au genre pratiqué ici. (Jurisprudence Lindemann).
D'apparence gutturale et plutôt agressive de par les intonations, le growl trouve son rythme et accentue avec malice la brutalité du death primaire pratiqué. La guitare est doublée dans le jeu et jalonne le propos de quelques harmoniques de genre. Le tout est contre balancé par un blast efficace et rugueux. Au final et passées la découverte, la surprise et l'anecdote de la release, on se retrouve avec un death bien produit et composé avec un certain savoir faire sans pour autant s'enflammer et donner envie de se repasser le bouzin. A n'en point douter nos cousins germains et/ou l'amateur de l'histoire du pays seront largement séduits par cet album au concept intéressant et, objectivement, à la réalisation réussie. Pour les autres, plus internationaux et habitués dorénavant aux titres anglophones, l'exercice sera plus difficile avec hélas un propos musical pas suffisamment puissant pour vouloir se donner la peine de creuser le fond. (Jurisprudence Petrozza ).


Le quatrième album des Allemands de Dead Eyed Sleeper reste fidèle au death metal puissant oscillant entre l'atmosphérique et le progressif. Le groupe connaît sa musique et la pratique de la bonne façon sans forcément dépasser les limitations de vitesse. Par contre pour celui qui aurait envie de développer le concept proposé alors, sans hésitation, la note finale peut largement être augmentée de quelques points. 


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