17487

CHRONIQUE PAR ...

109
S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 11 septembre 2016
Sa note : 12/20

LINE UP

-Daniel Smoo
(chant+batterie)

-Cesar Barajas
(guitare)

-Salvador Rodriguez
(basse+chant)


TRACKLIST

1) Killing Under Possession
2) Carve out the Eyes
3) Crawl Space Burial
4) Devoured and Defecated by Swine (Live at Bay Area Deathfest 2015)

DISCOGRAPHIE


Stages of Decomposition - Crawl Space Burial (EP)
(2016) - brutal death - Label : Gore House



Qui après la sortie de son premier LP Piles of Rotting Flesh est parti en tournées successives un peu partout sur le nouveau continent ? Qui en attendant de finaliser son nouvel LP voulait faire un petit cadeau aux fans en guise d'apéro-remerciements ? Hein ? Hein ? C'est Stages Of Decomposition.

Trois nouveaux titres et un extrait tiré de la prestation au  festival argentin Bay Area DeathFest sont au programme de ce petit quart d'heure au brutal death teinté de slam. Les trois titres studio s'agrémentent d'un coucou de Angel Ochoa le nouveau beugleur de Disgorge. L'offrande s'ouvre sur une tirade expliquant que la quasi starisation des tueurs en série au Etats-Unis semble avoir un effet pervers auprès de la jeunesse estudiantine en mal de vivre permettant de trouver un moyen rapide efficace et pas cher (c'est l'assassinat que je préfère) de devenir "popular". Le bourrin bouzin démarre ensuite et propose un slam death peu original mais très bien exécuté et largement soutenu par une production habile. Le riff saucissonne la tripaille sur une batterie faisant l'économie du concours de démontage de toms et de cymbales sur parterre de double incessants. Si la nuance est possible pour le genre pratiqué alors Stages Of Decomposition devrait largement explorer cette piste car si l’originalité n'est pas de mise, l'économie d'un sur-jeu reste notable. Une brutalité et une musique extrêmes déployées avec une impression de jouer simple et souple. Et si on pouvait toutefois trouver les trois titres « mou du genou », le "Devoured and Defecated by Swine" au son crade du live montre que le groupe sait également exploser les tympans autrement qu'en studio en déglinguant le tempo ou en se la jouant mid-tempo. 

Avec un artwork dégueulasse et d'usage pour le genre, ce petit cadeau sans prétention du groupe américain se reçoit avec un sourire sincère et s'apprécie en tant que tel. Un peu de boyau offert de cette manière ça fait toujours plaisir. C'est toujours ça de pris.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2