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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 23 août 2016
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tetzel von Asenblut
(chant)  

-Claus Cleinkrieg
(guitare)

-Yuri
(guitare)
 
-Deimos
(basse)
 
-Balrogh
(batterie)  


TRACKLIST

1) Berserkerzorn
2)
Titanenerbe
3) Offenbarung 23
4) Helden Des Ewigen Sturms
5) Auf den Feldern Von Flandern
6) Drachenborn
7) Des Alchemisten Elixier
8) Bittere Wacht
9) Berserkers Ruhmeserinnerungen
10) Schatten Über Arkham
11) Horizonte
12) Auf Grauen Schwingen
13) Berserker Rage (English lyric version)

DISCOGRAPHIE

Berserker (2016)

Asenblut - Berserker
(2016) - melodeath viking - Label : AFM Records



Le coitus interruptus est une pratique sexuelle consistant à interrompre le rapport sexuel vaginal avant l'éjaculation dans le but d'éviter la fécondation. Cette expression peut s'appliquer à toute interruption de plaisir. Il faut croire que les Allemands d’Asenblut en sont adeptes tant leur troisième album, Berserker, joue avec nos nerfs. Le groupe pagan/viking/death mélodique produit un album explosif qui retombe comme un soufflé. Mais qu’est-ce qui leur est arrivé ? Réponse dans l’enquête ci-dessous.

De façon générale, Asenblut produit un melodeath tendance viking qui rappelle fortement Amon Amarth par moments. Sauf que les premiers morceaux laissent présager bien plus qu’un clone. "Berserkerzorn", en introduction, dégueule des leads à tout va et met une claque monumentale à l’auditeur qui, déjà, voit pointer le coup de cœur. C’est puissant et mélodique, le tempo s’emballe et le growl bien grave du chanteur apporte la dernière pierre à l'édifice. "Titanerbe" et "Offenbachung 22" confirment la richesse de composition des Allemands, avec des morceaux bien construits et efficaces. Avec "Helden Des Ewigen Sturms", un petit doute s'installe. Pour le coup, on pense très (trop ?) fort à Amon Amarth. Au moins, c’est bien fait, avec des accents black bien sentis. Pas de quoi paniquer. "Auf dem Feldern Von Flandern" rassure en se permettant quelques riffs thrash qui enrichissent le propos. Bref, ce début d’album propose beaucoup de bonnes choses : de l’intensité, de la variété, de la mélodie. Que du bonheur !
Hélas tout s’écroule alors. Les morceaux tirent de plus en plus vers le heavy et perdent en intensité. La parenté avec Amon Amarth devient tellement évidente qu’elle lassera l’habitué. De façon étonnante, cette décroissance se fait petit à petit. "Drachenborn" possède encore quelques bons riffs et passages. La suite, sans être fondamentalement mauvaise, manque de l’étincelle si présente dans la première partie de l’album. Les leads disparaissent (comme les solos) et la musique s'alourdit. On se dit que ce n’est qu’un passage plus heavy en attendant un retour du groupe. Mais non. Seul "Auf Grauen Schwingen", en bon dernier morceau, retrouvera cette fougue primaire. L’alchimie entre death metal viking et thrash reprend, avec un tempo plus soutenu. Leads et solos réapparaissent curieusement… On peut vraiment se demander si Asenblut savait réellement où ils allaient tant l’album propose deux visages.


Pris comme un clone d’Amon Amarth, Berserker fait plutôt bien le taf. Mais les Allemands montrent bien plus sur la moitié de l’album. À deux doigts de tout démolir sur leur passage, les gars d’Asenblut ont visiblement hésité entre deux approches. Rendez-vous pour le prochain album où le groupe a tout pour exploser comme il se doit. En attendant, l’écoute de ce Berserker nous fera patienter sans peine.


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