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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 16 juin 2016
Sa note : 15/20

LINE UP

-Cristina Scabbia
(chant)

-Andrea Ferro
(chant)

-Marco Coti Zelati
(guitare+claviers+basse)

-Ryan Folden
(batterie)

TRACKLIST

1) The House of Shame
2)
Broken Things
3) Delirium
4) Blood, Tears, Dust
5)
Downfall
6) Take Me Home
7) You Love Me 'Cause I Hate You
8) Ghost in the Mist
9) My Demons
10) Claustrophobia
11) Ultima Ratio

DISCOGRAPHIE

Lacuna Coil (1998)
In A Reverie (1999)
Half Life (2000)
Unleashed Memories (2001)
Comalies (2002)
Karmacode (2006)
Shallow Life (2009)
Dark Adrenaline (2012)
Broken Crown Halo (2014)
Delirium (2016)

Lacuna Coil - Delirium
(2016) - néo metal Djent gentil - Label : Century Media



-  Si tu continues de mal travailler à l’école, tu vas finir comme ce monsieur là ! Tu veux vraiment finir comme lui ? Tu veux vraiment aimer des albums récents de Lacuna Coil ?
-  Madame, pas des albums récents, UN album récent…
-  Ce n’est pas une raison ! Quel exemple pour la jeunesse !
Voilà. Voilà à quoi ressemble ma vie depuis que j’ai fait mon coming-out. Les gamins me lancent des pierres. On me claque les portes au nez. Tout ça parce que je suis différent…

 
Qu’il est dur d’assumer un sentiment si minoritaire. Je vous jure que ce n’est pas volontaire. Étant donné les horreurs pondues par les Italiens depuis déjà quelque temps, étant donné le début du premier titre de l’album tout en faux neo-metal / djent – appelez ça comme vous voulez, je m’en cogne – et en growl de pacotille, dans le plus pur style Evanescence, JAMAIS je n’aurais pensé que… Jamais, vous comprenez ? Le pire ? C’est que toutes les chansons se ressemblent, même structure couplet-refrain simplissime, même rythmique gentiment décousue 100% imitation croco. C’est que des titres faussement méchants comme "You Love Me ‘Cause I Hate You" font rire.  Mais voilà.  Pour une fois,  il y a de la passion, une flamme. Les mélodies sont belles et Cristina les chante avec conviction. Les nappes de claviers souvent appuyées donnent une réelle intensité aux titres  (quel meilleur exemple que "Downfall") et vous savez bien que les nappes de claviers, c’est mon péché mignon...
Alors bien sûr, au début, on écoute "The House of Shame" en pensant que c’est l’exception qui confirme la règle. Vient "Broken Things" et on pense encore qu’après ça, la soupe fade des derniers albums va repointer le bout de sa louche. Mais "Delirium" est du même acabit. Et "Blood, Tears, Dust". Et "Downfall". Et le très très variétoche "Take Me Home". Et… ah non "You Love Me...", elle est nase, mais il s’agit d’un incident de parcours (tout comme "Ultima Ratio"). Même s’ils accusent une légère baisse de niveau, les refrains de la deuxième partie de l’album restent hautement délectables dans leur ensemble, voire excellents ("My Demons" est un générateur de chair de poule). Du coup, cette sensation d’avoir à faire à Madonna époque Ray of Light entourée de neo-metalleux propres sur eux mais mimis tout plein ne me quitte pas.  Et n’en déplaise au monde métallique, Madonna époque Ray of Light, c’est le bien… Ah ça y est, ça recommence ! Non les enfants, ça fait mal ! Ah mais c’est qu’il a bien visé le petit salaud ! Attends donc, tu vas voir si je t’attrape !

 
*** Mode Conclusion-Pladoyer on *** D’accord, Delirium c’est formaté, standard, cliché,  pas fâché pour de vrai, etc. etc., bla bla bli, bla bla bla. Mais Lacuna Coil parait avoir eu vraiment envie de composer de la musique et de la retranscrire. Les mélodies sont de sortie et la petite flamme bleue des metalleux romantico-bisounours aussi. Et ça, ça n’a pas de prix. *** Mode Conlusion-pladoyer off ***



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