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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 13 mai 2016
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tripp "Voryanth" King
(chant)

-Joshua "Nassaru" Ward
(chant+batterie)

-Daniel "Rafumet" Presnell
(guitare)

-Hunter "Asteroth" Ross
(guitare)

-Aaron "Dekerath" Rogers
(claviers)

-Jon "Nathauj" Finney
(basse)

Guest :

-Annette Greene
(chant)

TRACKLIST

1) Resurrecting the Blood Gate
2) The Blight of Sotath Shat
3) The Epic of Darmak
4) Crucible of Titans
5) Resurgence
6) Witch of Dark Spire
7) The Exile
8) Planetary Cenotaph

DISCOGRAPHIE

The Exile (2016)

Rapheumets Well - The Exile



Une douce soirée d’automne. Installé dans un fauteuil confortable, mon chat sur les genoux. Je lui gratte la tête, il ronronne en fermant les yeux et bouge doucement les oreilles. Le ronronnement s’étend autour de nous. Les radiateurs ronronnent, les murs ronronnent. Pas de doute, it’s time for Rapheumets Well.

Si les profanes s’étonneront de voir associés moments de tranquillité et blackened death symphonique, les personnes un tant soit peu initiées aux mystères du metal extrême devraient comprendre. Le deuxième album des Ricains du Puits de Rapheumets – ne me demandez pas qui est ce type – ont pondu le parangon de l’album tranquille. Sous la violence sonore, le calme. L’apaisement que procurent des enchaînements bien maîtrisés puisés – nom du groupe oblige… à la source des grands classiques du death symphonique. The Exile sent bon le Monolith Deathcult en beaucoup moins facétieux. Pas de bidouillage électronique, pas de référence plus ou moins douteuse aux heures sombres de notre histoire contemporaine, non, Rapheumets ne garde du Monolithe que l’aspect grandiloquent des claviers et une force d’impact certaine, notamment lors des nombreux passages en blast. Parmi les autres influences détectées, on retiendra un usage des claviers assez black sympho – c’est bien d’ailleurs la seule touche black metal de l’album, un côté classique à la Fleshgod Apocalypse sur le titre éponyme, une facette un peu « brutal prog » à la Black Crown Initiate, et, bien sûr, une inspiration venue tout droit de l’univers fantastique du metal à chanteuse. Si, si.
La première moitié de l’album est garanti 0% de princesse, les morceaux enchaînant les passages gentiment brutaux et sympathiquement complexes, mais à partir de "Crucible of Titans" et surtout "Resurgence" (au parfum Arcturus prononcé), les demoiselles sont de sortie. "Witch of Dark Spire" est à ce titre le moment de l’album où le chant féminin est le plus mis en valeur. Sobre, suivant des lignes mélodiques pas si évidentes sans être tarabiscotées, il s’agit de la seule surprise d’un album fort agréable du début à la fin. Concocté par des musiciens soucieux de concilier complexité et accessibilité, cet Exile est une œuvre fort peu originale mais réellement bien faite. Aucun morceau n’émerge vraiment, si ce n’est ce "Witch of Dark Spire" pour les raisons évoquées ci-dessus, mais aucun d’entre eux n'effleure la médiocrité. On signalera également que les artistes ont tourné un videoclip pour le très TMDC "Crucible of Titans" qui ravira les amateurs d’univers épico-kitsch.


Mmmmm. Remets-le encore une fois mon chaton. Comment ça, tu ne sais pas manier une télécommande ? Eh bien, tu te lèves et tu appuies sur replay avec tes petites pattes. Non, je ne vais pas bouger, je suis trop bien là. Qualité et tranquillité. Rapheumets Well semble plus fiable qu’une bagnole allemande, pour mon grand plaisir. Y a pas que Ihsahn dans la vie, merde…


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