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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2016
Sa note : 13/20

LINE UP

-Jamie Brown
(chant)
 
-Richard Codling
(guitare)
 
-Rob Hindmarsh
(guitare)
 
-Lee Anderson
(basse)
 
-Matt Henderson
(batterie)

TRACKLIST

1) Screams from the Morgue
2) Forced Back to Life
3) Age of Oblivion
4) Sleep Paralysis
5) Beyond Death
6) Mocata’s Revenge
7) Hung Above the Meat Grinder
8) Enter the Chapel of Splatter

DISCOGRAPHIE


Live Burial - Forced Back to Life



S’appeler Live Burial, emprunter le nom de son album à Cannibal Corpse (en le détournant quelque peu) et avoir un visuel digne de Spiritual Healing, faudrait vraiment être proche de la folie pour proposer autre chose que du death old school. D’ailleurs, le match est tellement plié d’avance que la plus grosse surprise provient de l’origine géographique du groupe : Angleterre.

Passée cette relative surprise, jetons-nous corps et âme dans le disque. Intro étonnante. Et si la thèse de la folie prenait forme ? Quelques bruits électro jettent le doute, et si ce n’était pas du death old school au final ? Que nenni. "Forced Back to Life", la chanson, vient rapidement mettre les choses au point : Death. Old. School. Rien de plus, rien de moins. Le son est vintage, garage et proche de la prise live. Il a une putain de patate pour tout dire. Du vrai qui suinte la sueur, les guitares écorchées et la rage d’un groupe qui en veut. Le chant, corollaire de la première assertion, est un cri de déchirement lové entre le Death des débuts et des pointes plus black. Ne vous y trompez pas, il promeut avec véhémence le metal de la mort des années 80, la brutalité du blast beat facile en plus. Ces premières constatations suffisent à valider tous les présupposés découlant de l’analyse visuelle de l’album, rien à ajouter. Pourtant, si on se penche plus profondément dans les compositions, on note quelques variations intéressantes.
Déjà la batterie par son caractère profondément cru, brut et muée par l’énergie de la hargne délivre d’excellentes parties. Simples ou plus fines, elles savent accrocher l’oreille de l’auditeur qui s’esclaffera sur les descentes de toms à toute berzingue, délicieux. Les riffs acérés ne sont pas seuls dans le bateau également. Ils savent lever le voile à des frivoleries plus heavy et des soli simples, courts et pourtant souvent dans le mille. La basse n’est pour une fois pas en reste car elle se fraye un passage entre ses concurrents à la prise de parole pour fournir des lignes parfois exquises, souvent groovy en diable. L’ensemble œuvre donc avec maestria dans un style fondamentalement limité qui touchera les amateurs du style et les nostalgiques. De plus, l’homogénéité des compositions retire toute envie de sortir un titre du lot, en corollaire cependant peut-être d'une certaine répétitivité.


Sans se départir de l’impossible quête d’originalité, Live Burial réussit un tour de force en sonnant comme du Death des années 80 sans être un mauvais pastiche. Bien sûr, l’exercice de style est à limiter aux amateurs, mais nul doute que ceux-ci seront charmés par un groupe puissamment honnête, un peu répétitif, mais bourré d’énergie.


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