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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 03 avril 2016
Sa note : 12/20

LINE UP

-Gus Monsanto
(chant)

-Dirk Liehm
(claviers)

-Todd Wolf
(guitare)

-Volker Trost
(guitare)

-Andre Hort
(basse)

-Apostolos Zaios
(batterie)

TRACKLIST

1) Amberstow
2) Last Prayer To The Lord
3) Rise Or Fall
4) Thieves Of The Night
5) Thrice Blessed
6) Hellrider
7) Just A Graze
8) Vicious Circle
9) Smite On The Anvil
10) Dungeons Of Doom
11) Gift Of Prophecy
12) Alone

DISCOGRAPHIE


Human Fortress - Thieves Of The Night
(2016) - speed metal power metal gentil - Label : AFM Records



Human Fortress s’était relancé en 2014 en récupérant le chanteur Gus Monsanto. Revenant à leurs fondamentaux, ils avaient produit un album sympathique (Raided Land), mais loin d’être génial. Les voilà de retour avec Thieves Of The Night qui doit transformer l’essai. On ne change donc pas une équipe qui gagne (ou non) : on mise tout sur le chant en espérant que l’auditeur adhère.

Human Fortress produit un power metal simple et gentillet. La vitesse est limitée, si bien qu’on a affaire uniquement à des morceaux en mid tempo. Les leads de guitare sont rares et les claviers à peine perceptibles. Et le groupe ne sort quasiment jamais du schéma couplet-refrain. Il mise tout sur l’accroche des parties vocales, cherchant à produire des refrains marquants. Ainsi, tout repose sur Gus Monsanto, qui se doit de sublimer les chansons. Heureusement, le groupe possède un chanteur au niveau dont le chant est varié et au timbre accrocheur. Il sait s’adapter aux situations et apporter un vrai plus à la musique des Allemands. Sur certains passages, on sent qu’il tient la baraque tout seul. En effet, les guitaristes se contentent souvent de plaquer des accords. Quelques riffs viennent enrichir le tout parfois, mais c’est bien trop rare pour vraiment nous emballer. Et là où Raided Land proposait quelques morceaux plus originaux (par des éléments folk par exemple), ce n’est pas le cas ici. Et en proposant des morceaux trop proches dans leurs constructions, le groupe lasse après un début d’album plutôt sympathique. Surtout que la production n'arrange rien.
On se demande presque si le fait d’avoir un très bon chanteur ne pénalise pas le groupe. Car au-delà des limites techniques et créatives, les musiciens semblent en pleine paresse. Ils ne cherchent pas vraiment à se sublimer et se contentent de composer le minimum syndical. Cette situation devient vraiment énervante quand surgit "Rise Of Fall". Le morceau propose un vrai riff, les claviers enrichissent l’ambiance et la basse fait des incursions remarquées. Même le solo présente (presque) un solo à deux guitares ! Ce morceau n’est pas intrinsèquement meilleur que le reste, mais les légers efforts de l’embellir le transportent sur une autre planète. Pourquoi ne pas avoir eu ce même travail sur tous les morceaux ? "Thieves Of The Night" énervera également l’auditeur par son rythme trop léger. Avec un tempo à peine plus soutenu, le morceau dépoterait beaucoup plus. Bref, il faudrait que le groupe se sorte un peu les doigts. Car son chanteur est bien le seul à faire de réels efforts pour sauver le navire. Et il y parvient ! Mais les autres musiciens parviendront-ils à le garder dans leur formation en agissant ainsi ? Ce n’est pas gagné…


Thieves Of The Night laisse Human Fortress dans la même position que son prédécesseur. Toujours autant basé sur un Gus Monsanto très convainquant, on en vient à espérer que ce dernier se trouve un autre groupe, plus bel écrin pour briller tant les autres musiciens semblent limités… ou paresseux ?


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