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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 31 mars 2016
Sa note : 09/20

LINE UP

-Maelstrom
(tout)

TRACKLIST

1) Sadistic Astral Skullfuck
2) Hunting Astral Prey
3) Grotesque Mass of Tentacles and Eyes
4) Celestial Body
5) Mauler
6) Dark Matter

DISCOGRAPHIE


Angelcide - Hunting Astral Prey
(2016) - black metal - Label : Elegy Records



Angelcide n’est pas déicide, d’ailleurs musicalement il ne s’en rapproche que peu. Angelcide est cependant américain comme Deicide. Il officie dans un black metal très cru et roule sa bosse depuis déjà plus de dix années, signe d’une grande abnégation à son art. Le groupe revient en 2016 armé d’un nouvel album après un hiatus de sept ans. Révélation thermonucléaire, astrologie fabuleuse ou pétard mouillé ? Les précieuses réponses vont se trouver dans les lignes qui suivent.

D’ores et déjà, on peut affirmer que Angelcide n’est pas fin. De deux, il est clair que le groupe a peu de moyens. Il suffit d’entendre les guitares anémiques, la boîte à rythme bien trop boîte à rythme et l’absence de basses fréquences. Du coup, on pourrait penser à 1349 période Liberation avec cette profusion de saturation aiguë. Seulement, au niveau des compositions nous en sommes bien loin. Étonnamment, les riffs qui taquinent les tympans sont relativement nombreux. Il ne s’agit évidemment pas d’une avalanche, mais on sent très clairement que l’unique maître à bord, Maelstrom, veut montrer qu’il sait faire de la musique et jouer de son instrument. Seulement, si des fois il parvient à donner un maigre sentiment de satiété musicale, très souvent on se prend à penser qu’il est plutôt limite techniquement par rapport à ses ambitions.
L’homme est donc louable dans son comportement, sa volonté d’atteindre le haut. Du coup, il propose une musique suffisamment variée et riche afin de s’éviter la case garage ou black à la noix. Cependant, ses moyens techniques comme dit précédemment sont trop limités, que ce soit au niveau du matériel ou de la prestance instrumentale. Alors les bonnes idées apparaissent çà et là, on lui en tiendra rigueur ("Grotesque Mass of Tentacles and Eyes" par exemple). Insuffisant pour sauver une musique très très naïve, plus proche de la démo quand même que du véritable album. Comme pour parachever sa démonstration, Maelstrom se fourvoie dans une dernière piste de quinze minutes uniquement, composée de bruit de plus en plus rapide. Une boucle infinie répétée. Sur quarante minutes de musique, ça le fait moyen l’air de rien, surtout, ça aggrave son cas en laissant sur une très mauvaise impression.


Un album trop faible. Varié pour son style, ambitieux au-delà de ses moyens, il mérite quelques éloges pour sa volonté sans faille. Pour tout le reste, n’y voyez aucune raison de vous y intéresser, il y a tellement de sorties plus intéressantes que cette ébauche d’album.


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