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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 29 mars 2016
Sa note : 15/20

LINE UP

-Simone Bertozzi
(chant+guitare)

-Andrea Burdisso
(chant+guitare)

-Filippo Petrini
(basse)

-Luigi Taroni
(batterie)

TRACKLIST

1) Dread Ritual
2) Arcane XIII
3) Land of Revenge
4)
Oblivion Mushroom
5) Suspiria (Goblin cover)
6) Blackmaster
7) The Holy Cult of Suicide
8) Hell Behind You

DISCOGRAPHIE

Danza Macabra (2016)

Arcana 13 - Danza Macabra
(2016) - hard rock stoner - Label : Aural Music



-  Non mais attends, t’appelles ça une « rétrospective Giallo », toi ? Sans déconner ! Un bout de film et quelques photos ?
-  Nan mais relax… t’as vu les hôtesses ? Elles sont pas canons ? Et la bouffe ? Elle est bonne la bouffe !
-  Oui, mais on était venu pour la rétrospective…
-  Sur le Giallo, je sais. Mais bon Dieu, détends-toi ! Y a pas que Dario Argento et les Bava dans la vie ! Profite !


Comme disait Nanard Tapie des Guignols à la marionnette représentant Philippe De Villiers : « Toi, t’es du genre à tout critiquer quand tu vas dans une soirée : les nanas, la musique, l’ambiance, tout ! Et après quand tu rentres chez toi tu t’astiques la nouille ! »  Il se trouve que l’écoute de ce  Danza Macabra a provoqué en moi l’affrontement Nanard- Puy du Fou. Vu que la marketing lié à l’album en faisait un hommage au Giallo, et que le Giallo – à savoir les vieux films d’horreur italiens, pour faire court – c’est mon dada, le fait de constater que de ce point de vue là, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent a provoqué un premier mouvement de rejet : « Non mais ils se foutent de qui ? Deux trois voix-off extraites de La Maschera del Demonio , plus une reprise métallisée de la chanson de Goblin servant de thématique sonore à Suspiria, c’est comme foutre un tutu rose à un gorille et dire qu’on a à faire à une danseuse étoile ! » Forcément, j’ai été tenté de crier à l’escroquerie,de foutre un 0 et d’aller me visionner à nouveau L’Ucello Dalle Piume Di Cristallo pour la millième fois. Et puis bon, il se trouve que par acquis de conscience, j’ai un peu poussé l’écoute de la première œuvre des compatriotes de Mario Bava et peu à peu, j’ai dû me rendre à l’évidence : ok, point de vue Giallo, on repassera, mais sinon, qu’est-ce qu’il envoie cet album !
On dirait une version améliorée et aboutie du dernier essai de The Sword, avec quelques chœurs à la Ghost BC  – ah ben oui, il faut bien qu’il y ait un semblant de feeling evil, mais un semblant seulement. Huit titres, assez simples, mais bourrés de riffs et de refrains accrocheurs, qui une fois la déception passée, font bouger la tête et taper du pied, bien comme il faut. Les natifs de Ravenne ont su concocter un mix alléchant entre hard rock et stoner catchy, franc du collier et droit dans ses bottes. Si ce n’est peut-être le (trop) paisible "Hell Behind You", il n’y a rien à jeter dans cette danse macabre, pas vraiment macabre, mais bien dansante – si les trépignements des amateurs de musique dure peuvent s’apparenter à de la danse… L’enchaînement "Arcane XIII" - "Land of Revenge" - "Oblivion Mushroom" est impactant et si le dernier titre de ce triptyque lorgne sur le grunge, il contient également en son centre un petit riff  pas piqué des hannetons. Une fois l’hommage à Argento passé, "Blackmaster" et "The Holy Cult of Suicide" terminent de contenter l’auditeur finalement conquis à grands coups de section rythmique carrée mais aussi de refrains, et de mélodies en général, fort plaisants. Et voilà comment un candidat à un potentiel coup de gueule se transforme en pistes récurrentes de ma playlist…


Allez, on pardonnera le marketing un peu trop basé sur un Giallo qui n’imprègne pas totalement l’œuvre des débutants transalpins et on retiendra la qualité des compositions et la fête du riff que s’avère être ce Danza Macabra d’excellente qualité. C’est quand même bien ce qui compte !


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