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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 27 février 2016
Sa note : 13/20

LINE UP

-Pontus
(chant+guitare)

-Magnus
(guitare)

-Rick Ruben
(basse)

-Bjorn
(batterie)

TRACKLIST

1) Axiom
2) Deception
3) The Pilgrimage
4) Venomous Harvest
5) Perseverance
6) Key To Eternity
7) Earthbound
8) Dark Waters
9) Fear The New Flesh
10) The Shifting Of Stars

DISCOGRAPHIE


Miasmal - Tides of Omniscience
(2016) - death metal - Label : Century Media



Revoilà la « bande à Pontus » ! L'homme pressé d'un projet musical à l'autre revient ici avec sa casquette d'entrepreneur death metal et le troisième album de son groupe Miasmal. Un nouvel album signifie que le groupe fait ton « Trve » à jouer du « Trve » . Allez c'est parti pour cette tartine pleine des saveurs de Göteborg ; sur le papier et vu le pedigree ça titille l'enclume.

Vu le style pratiqué et le paquet de brutes sorties du bled, on se demande si pour chaque nouvelle sortie de ce type d'album, le groupe mis en avant ne sera pas un consacré seconds couteaux des At the Gates ou Dark tranquility (inutile de demander, on ne citera pas In Flames) porte drapeau suédois d'un style de death labellisé avec AOC et toutes les casuistiques de classement. Passons rapidement l'artwork qui conforte l'idée d'un amas de traceurs death et qui de toutes façons n'est jamais véritablement gage de qualité musicale. L'album s'ouvre sur un agréable "Axiom" quelque peu décalé de l'idée donnée par la précédente sortie Cursed Redeemer. Sans être d'une complexité profonde le titre essaie de suivre le cahier des charges. Le chant, finalement trop attendu après plusieurs mesures, contre balance cette fois l'impression première. Le growl est reconnaissable et dans la parfaite lignée du précédent opus : gras et rauque à souhait. Opener agréable sans plus ni moins.
Les titres s'enchaînent en variant les plans, les rythmiques et les arrangements mais laissent finalement l'impression de déjà vu, déjà entendu, déjà death, déjà mort. Ce propos quelque peu radical s'amenuise objectivement au regard de la maîtrise technique du quartet et de l'orchestration des compositions. Oui ! Le style est éprouvé et finalement peu original mais il  n'empêche en aucune manière de prendre le pied suédois qu'on est venu chercher en farfouillant dans les sorties actuelles. Le groupe reste sincère et loyal au death metal et sauve finalement l'album du naufrage dans l'océan d'albums photocopies. Miasmal se permet, on l'espère la possibilité de jouer et tourner encore grâce à sa musique. Tant qu'il y aura des hommes, il y aura des Suédois, il y aura du death et il y aura des publics disponible pour consommation d'une bonne dose proprement réalisée. La différence entre un « Miam Miasmal » et le divin «Rho Putain Miasmal ! » n'est pas pour cette sortie.
Nouvelle sortie honorable pour Miasmal qui doit s’appréhender simplement mais sans complexe pour tout amateur de death metal classique mais n'hésitant pas à lisser de temps en temps la ligne directrice. Peu d'innovation mais une sincérité de composition et de jeu plus que louable et respectable.


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