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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 17 janvier 2016
Sa note : 15/20

LINE UP

Gyula Vasvári
(chant+guitare)

Viktor Somoskoi
(basse)

Barna Katonka
(batterie)

TRACKLIST

1) Tündöklés 
2) Vég se hozza el 
3) Felemészt a tér 
4) Végtelen kék 
5) Égrengeto 
6) Uzött 
7) Hajad szél
8) Széthulló színek

DISCOGRAPHIE

Zeng (2015)

Perihelion - Zeng
(2015) - post rock aerial metal - Label : Apathia Records



Certaines contrées sont plus reconnues que d’autres en matière de metal. La Hongrie, en dehors d’Ektomorf,  Gire et Thy Catafalque aura du mal à évoquer des groupes de renommée internationale. Perihelion entend s’inviter auprès de ses compatriotes et devenir une référence en terme de musique électrifiée.

La formation a déjà une existence de près de quinze ans.  Sous le pseudonyme de Neokhrome, fondé en 2001, elle a offert trois disques, avant de décider de changer de nom. Et de muer dans le même temps. Perihelion a réédité en 2014 le dernier album de Neokhrome (j’espère que tout le monde suit toujours) avant de proposer aujourd’hui les premières véritables compositions estampillées Perihelion, chez les Français d’Apathia Records.  De leur sympathique black symphonique, ils n’ont pas gardé grand-chose. Un amour des mélodies peut-être, mais l’aspect le plus rugueux a été gommé. Point ici de vocaux extrêmes. Si leur dernier album pouvait rappeler Dimmu Borgir et consorts, une rapide écoute de Zeng évoquera quasi-immédiatement les Islandais de Solstafir. L’introduction avec ses sonorités de guitares planantes y sont pour beaucoup. Le fait qu’ils utilisent leur langue vernaculaire également.
Les Hongrois vous emmènent pour un voyage hors des sentiers battus, mélangeant avec brio différents styles pour aboutir à une œuvre forte et personnelle. Mélodiques à souhait, les compositions de la troupe n’en oublient cependant pas pour autant d’être également souvent puissantes. Certaines parties enlevées ne sont pas sans rappeler les premières amours des Magyars, comme en témoigne par exemple des moments de  "Végtelen kék" ou le début de "Vég se hozza el". Des passages plus posés viennent s’agglomérer à l’ensemble, permettant à la formation de tisser des atmosphères propices à laisser vagabonder l’esprit de l’auditeur. Bousculé au gré des nombreux changements rythmiques, ce dernier se laisse embarquer dans un paysage musical des plus agréables. Le charme qui se dégage des compositions est indéniable et prouve le travail minutieux initié par le trio.
Les musiciens unissent ici leur force pour accoucher de morceaux qui ont de quoi retenir l’attention. Difficile de ne pas être touché par ces huit titres racés. Les riffs de guitares oscillent donc entre passage envoûtants et parties plus échevelées. La section rythmique s’intègre parfaitement à l’ensemble,  la basse étant bien audible et la batterie parfaitement en place. Impossible de ne pas mentionner les vocaux, composante essentielle de cet album. Gyula Vasvári présente ses grandes qualités, avec un chant qui n’est pas sans rappeler, à certains égards, ICS Vortex, notamment dans Arcturus. Sa prestation est marquée du sceau de la qualité. Il possède une palette de tonalités intéressante. Il suffit par exemple d’écouter l’excellent "Égrengető" pour s’en rendre compte. L’album d’un peu plus d’une demi-heure passe avec facilité. Un titre ou deux supplémentaires n’auraient d’ailleurs pas été de refus, tant on se laisse bercer par les mélopées aériennes des hongrois.


Les plus ouverts d’entre vous devraient se laisser tenter par l’écoute de ce premier véritable album de Perihelion. Pétri de qualité, il séduira à coup sûr les amateurs de mélodies et d’ambiances éthérées. Espérons que le talent du quartet soit reconnu à sa juste valeur, tant ils le méritent.


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