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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 29 décembre 2015
Sa note : 14/20

LINE UP

-L-G Petrov
(chant)

-Fredrik Folkare
(guitare)

-Victor Brandt
(guitare)

-Alex Friberg
(basse)

-Matte Modin
(batterie)

TRACKLIST

1) The Emperor
2) Imperial Burning
3) Lucifer Has Spoken
4) Spirit of the Black Tide
5) Contemplate Death
6) All Hail
7) Ruination
8) Necromance
9) Shadow Realms
10) Ginnunga
11) Infernal Eternal

DISCOGRAPHIE


Firespawn - Shadow Realms
(2015) - death metal - Label : Century Media



Firespawn. Un patronyme qui n’évoquera pas grand-chose pour une bonne partie d’entre-vous. Normal, puisque il s’agit d’un groupe qui sort en cette fin d’année 2015 son premier album. En approfondissant un peu cependant,l’on se rendra compte que derrière ce disque se cache des musiciens reconnus dans la sphère metal.  Ainsi ce groupe venu de Suède est composé de membres de Skineater, Necrophobic, Unleashed et surtout d’Entombed A.D. Avec un pedigree aussi riche, il semble évident d’imaginer le style pratiqué par la troupe du nord. Elle doit à coup sûr évoluer dans un death suédois traditionnel, avec quelques touches plus rock.

L’écoute de Shadow Realms ne vous donnera pas raison. Bien entendu, le quintet fait du metal lourd et puissant, mais finalement assez éloigné de ce que l’on pouvait envisager. Il n’utilise pas les canons du death suédois, préférant se démarquer du style, ce qui s’avère au final une bonne chose, tant ce style éculé ne laisse plus de place à la surprise et a engendré un nombre important de clones de clones qui jouent une musique désormais sans saveur. Sans renier pour autant leurs origines, les membres de cette formation ont su intégrer d’autres influences, parfois venues d’outre-Atlantique. Le death pratiqué ici est le résultat escompté d’un coït entre la version suédoise et la version états-unienne de ce style extrême.
Le chef d’orchestre derrière Firespawn n’est autre que Victor Brandt, bassiste de Entombed A.D., qui a troqué ici sa quatre cordes contre une guitare. Il a composé une bonne partie de cette œuvre et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait preuve d’inspiration. Sans rien révolutionner, il propose un metal racé aux riffs efficaces. Comment résister aux excellents "Necromance" et son riff introductif que n’aurait pas renié Decapitated ou "Spirit of the Black Tide" ? Frederik Folkare qui l’accompagne à la guitare s’en donne à cœur joie pour plaquer des accords lourds mais également pour élaborer des passages où sa vélocité est mise en avant. Les soli qui parsèment Shadow Realms prouvent, s’il en était encore besoin, la qualité des deux musiciens.
La section rythmique est à l’avenant. La basse d’Alexander Friberg, aka Impaler, claque en demeurant bien audible malgré le maelstrom musical l’entourant. Quant à la batterie, elle sied parfaitement à l’ensemble, alliant puissance et technique. Le légendaire L.G. Petrov en charge des vocaux semble avoir pris son rôle très au sérieux. Sa prestation est très bonne. Son chant particulier se marie bien à l’ensemble. Plus sombre que ce qu’il peut offrir d’habitude, il est un élément essentiel de l’identité Firespawn. Les titres s’enchaînent assez bien et offrent une certaine diversité, oscillant entre passages lourds et d’autres aux tempi plus élevés. La production très moderne met en avant la robustesse des compositions.Elle est d’ailleurs assez différentes des standards du death made in Sweden.


Shadow Realms s’avère au final une bonne surprise. Sans être un futur classique, il a le mérite de montrer le talent de certains musiciens reconnus, s’offrant ici une parenthèse des plus intéressantes. A l’écoute du premier album d’Entombed version A.D. qui avait pu décevoir certains fans, et en attendant le prochain prévu pour le début de l’année 2016, l’on se met à espérer que le sieur Brandt aura pu apporter quelques idées rafraîchissantes, comme sur ce disque. Si tel n’est pas le cas, il faudra attendre une deuxième livraison de Firespawn. Profitons en attendant de ces titres efficaces et souvent marqués du sceau de la réussite.


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