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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 28 décembre 2015
Sa note : 10/20

LINE UP

-Nick Holmes
(chant)

-Gregor Mackintosh
(guitare+claviers)

-Aaron Aedy
(guitare)

-Stephen Edmonson
(basse)

-Adrian Erlandsson
(batterie)

TRACKLIST

CD 1 (avec orchestre)
1) Tragic Idol
2) Last Regret
3) Your Own Reality
4) Over The Madness
5) Joys Of Emptiness
6) Victim Of The Past
7) Soul Courageous
8) Gothic

 
CD 2 (sans orchestre)
1) The Enemy
2) Erased
3) Isolate
4) Faith Divides Us, Death Unites Us
5) As I Die
6) One Second
7) True Belief
8) Say Just Words
9) The Last Time
 

DISCOGRAPHIE


Paradise Lost - Symphony For The Lost
(2015) - gothique doom metal - Label : Century Media



Le live est un format singulier. Nombreux sont les artistes, de différents genres musicaux, à offrir à leurs fans des enregistrements en public. Or, en y regardant de plus près, l’on constate que sur les innombrables disques sortis, la qualité n’est pas souvent au rendez-vous. Le metal ne fait pas exception en la matière. Le problème, simple au demeurant, est le suivant : qu’apporte en plus une version live de certains morceaux studios ? J’entends déjà les arguments massues de la communion avec l’audience, de l’improvisation parfois, ou de multiples petits changements qui seraient autant de raisons d’apprécier ce type de disque. Paradise Lost profite de la fin de l’année pour proposer deux cds enregistrés à Plovdiv en Bulgarie.

Les britanniques, références en matière de doom et metal gothique, n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils ont par le passé déjà sorti quelques albums live, qui, avouons-le franchement, ne sont pas restés dans les mémoires. Pour ceux qui comme moi n’ont jamais eu la chance de voir le quintet sur scène, il faut se fier aux dires des uns et des autres et le moins que l’on puisse dire c’est que les louanges ne sont pas toujours de mises. Paradise Lost n’évoque pas en effet des bêtes de scène qu’il faudrait absolument avoir vues avant de trépasser. Des critiques négatives sont souvent évoquées quant aux prestations des anglais. L’année 2015 permettra-t-elle à ces derniers de s’améliorer ? Le premier disque est composé de huit morceaux durant lesquels le groupe est accompagné d’un orchestre symphonique et d’un chœur. Les artistes de la sphère metal qui ont tenté l’aventure symphonique sont également nombreux, avec des résultats rarement excellents.
Les titres sélectionnés par les gars d’Halifax devaient selon eux êtres sublimés par l’apport de cet orchestre classique et de ces chœurs dirigés par Levon Manukyan, connu pour avoir travaillé avec d’autres formations au rang desquelles l’on peut citer Anathema et Tarja Turunen. "Victim of the Past" tirée du récent The Plague Within profite des violons et des cuivres qui rendent justice aux arrangements écrits par le quintet. Il faut cependant noter que même sur ce morceau, les guitares d’Aaron Aedy et de Gregor Mackintosh sont un peu trop en avant, reléguant l’orchestre au second plan. Ce constat se révèle identique sur l’ensemble des titres proposés, ce qui est au final quelque peu regrettable. Quel est l’intérêt d’offrir ce genre de prestation si l’on entend parfois à peine l’orchestre ?
Les vocaux de Nick Holmes sont également un peu trop en retrait. Il chante plutôt juste sur l’ensemble des morceaux, ce qui n’a, semble-t-il, pas toujours été le cas. Quoiqu’il en soit, l’ensemble manque clairement d’équilibre entre toutes les composantes ici présentes. Les chansons réarrangées sont en grande partie issues de la période la plus récente de la discographie des anglais. Notons toutefois que le set symphonique se clôt par un vieux "Gothic" qui semble avoir comblé l’assistance. Cette dernière répond d’ailleurs très bien aux sollicitations du frontman et se manifeste assez bruyamment durant la totalité du show. Une fois l’orchestre parti, le groupe offre neuf morceaux en formation classique. Elle présente un Paradise Lost qui après plus de vingt-cinq ans d’existence maîtrise bien son sujet. Les amateurs seront ravis d’entendre ces morceaux devenus pour la plupart des classiques. Le concert s’achève ainsi par un enlevé "The Last Time".


2015 sera-t-elle une année charnière dans la carrière de Paradise Lost ? Elle aura vu la sortie d’un nouvel album studio souvent acclamé par la critique et par les fans. Le groupe ou le label a-t-il voulu capitaliser sur cette offrande en publiant ce Symphony For The Lost ? La qualité globale de l’objet ne permet malheureusement pas d’être ébloui par la prestation des Anglais, qui, bien qu’épaulés par un orchestre symphonique, auront du mal à ravir les foules. Ce double-album est donc à réserver aux plus fanatiques du quintet.


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