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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 02 décembre 2015
Sa note : 07/20

LINE UP

-Elric Blackcrow
(chant)

-Darken
(guitare+basse+programmation+claviers)

TRACKLIST

1) Wise Men of Hope
2) Nightfall in Theros
3) City of the Golden Halls

DISCOGRAPHIE


Thulnar - Nightfall in Theros
(2015) - heavy metal black metal - Label : Independent



Des fois, les discours promos se suffisent à eux-mêmes, jugez plutôt :

« Fans into epic Ambient, Symphonic, Folk, Black Metal or Death Metal, the EP will surely not disappoint you. However this EP will blow your mind away if you are fans of Wintersun, Equilibrium, Ensiferum, or any epic band of the sort. »

Considérant que vous êtes tous à même de comprendre ce genre de phrases typiques, vous voilà bien engagés à comprendre de quoi il va en retourner : épique, symphonique, bref en va en prendre plein les mirettes. Ajoutez à cela des dithyrambes pour leur démo de 2004 lues sur le net, n’en jetez plus, ça va tout défoncer.


Et c’est d’ailleurs suite à ces dithyrambes lus çà et là que j’ai sauté le pas et décidé de donner sa chance à ce promo. Grand bien m’en a pris, ma curiosité fut pleinement satisfaite. Seulement ce fut au prix d’une menue surprise. Oh, trois fois rien, ce genre de petit détail qui serait insignifiant mais qui prend une importance folle : on nage en plein amateurisme. Car comment interpréter autrement la boîte à rythme en plastique qui sert de batterie ? Comment se risquer à émettre un jugement de valeur sur des riffs tout droit sortis d’une version spéciale playskool de Symphony X ? Alors oui, pour le côté grandiloquent black on repassera, c’est surtout dû au chant et aux quelques blasts qui ne font pas de mal à une mouche tant la boîte à rythme est artificielle. Pour le reste, on s’abreuve de mélodies clichesques au possible et de claviers version bontempi.
« Dura lex, sed lex » disaient les Romains. La loi est dure, mais la loi est juste et c’est le couperet terrible qui tombe sur ces Italiens à qui il manque manifestement énormément d’expérience pour prétendre entrer dans la court des groupes pouvant prétendre à vendre des albums. Honnêtement, si on trouve une guitare quasi technique (enfin ne rêvez pas à des cavalcades incandescentes…), il faudra plus qu’urgemment mettre à niveau les compositions qui sonnent comme une mauvaise resucée des années 80 façon Indochine pour le son et la tragique naïveté d’un ado de quatorze ans pour les mélodies. On est proche de la catastrophe dans le domaine de l’intelligence du message. Par contre, on pourra reconnaître certains passages presque entraînants, mais franchement, il vous faudra savoir passer outre ce côté black metal au pays des bisounours.


Oui vous voulez que je fasse mal et que j’occisse définitivement ce vénérable groupe (oui, il existe depuis 2004). Non, soyons indulgents. Mais craintifs, car ces trois titres sont pris du futur album qui risque donc fort d’être du même calibre. Sans moi donc.


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