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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 08 novembre 2015
Sa note : 14/20

LINE UP

-Cole Johnson
(chant)

-Paul Folk
(guitare)

-Kasey Harrison
(basse+chant)

-Tyler Cross
(batterie)

Guest :

-Kyle Fulcher
(chant sur "Pure Filth")

TRACKLIST

1) Intro
2) Consumed
3) Oath
4) Karma
5) Pure Filth
6) Blinding
7) Propaganda
8)
Cease to Exist
9) Resolution
10) Shallow Grave

DISCOGRAPHIE

Mind Collapse (2015)

Police State - Mind Collapse
(2015) - grindcore - Label : Grimoire Records



Le grind, dans sa version core, c’est toujours un émerveillement permanent. La pure libération de rage, la vindicative affirmation de soi contre la société, le soulèvement collectif pour un monde meilleur. Une musique de communistes anarchistes. Sans foi ni leader mais toujours unis sous le front de l’indignation. Et musicalement, ça donne une pêche absolue, LE genre du metal (ou du punk ?) qui remonte les batteries par tout temps, toute marée. Police State commence déjà très bien, son nom insinue une révolte contre l’autorité.

Pourtant tout débute dans un déferlement non-violent. On attend que cette mise en bouche (une intro apparemment, outrecuidance !) se transforme en une rasade habituelle et attendue de castration auditive. On attend. Mais putain, on attend vachement longtemps ! Jugez donc, quasiment une minutes (au pluriel pour l'occasion) sans défonçage de cages à miel ! Indécent. Heureusement l’attente est justement récompensée : bruit, riff, blast. On ne demandait pas mieux, nous sommes servis, capot, les cartes sont sur la table. Police State via ce Mind Collapse, c’est l’abécédaire du grindcore : tout est fait pour être pur grind. Riffs énervés, blasts frénétiques relayés par des défoncements de batterie, vitesse accablante mais plages plus lentes tout en restant violentes grâce au son grind : vif et abrasif. Et le chant énervé, très énervé. 
Les titres sont bien évidemment courts et énergiques ce qui est la moindre des choses, on ne veut pas s’enfermer dans des tiroirs à rallonge qui ne font bander que les progueux. Soyons concis, circoncis et bref. Étonnamment la bruitiste "Shallow Grave" qui conclut l’album passe bien malgré son larsen lancinant car elle apporte une aération qui fait mouche à la fin de ces vingt minutes passées ensemble (Qui a dit qu’un album devait dépasser la demi-heure ? Fusillez-le sur-le-champ de Mars). On ne sait plus si on parle de EP ou de LP et on s’en bat la carotte de cette lettre qui ne change rien, Police State est là pour secouer le cocotier et il le fait avec force et vigueur. Même avec robustesse si vous voulez tout savoir. Sachez qu’en sus, le niveau technique est carré comme il faut pour permettre toutes les facéties nécessaires au bon déroulé du style.


Rien à dire en conclusion, c’est évidemment un coup de poing dans la rate, nous sommes au bord du vomissement dans le pit et on en redemande. Ceux qui ne comprennent rien au grindcore ne comprennent rien, tant pis. Ceux qui aiment en redemandent, tant mieux.


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