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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 14 octobre 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Nag
(chant+basse)

-Draugluin
(chant+guitare)

-AntiChristian
(batterie)

TRACKLIST

1) Kaos
2) Krater
3) Norge
4) Djevelens mesterverk
5) Demonic Supremacy
6) Slumber with the Worm
7) Ved ferdens ende
8) Antiliv

DISCOGRAPHIE


Tsjuder - Antiliv
(2015) - black metal - Label : Season Of Mist



L'institution Tsjuder est désormais entrée dans les dictionnaires du parfait fan de black metal (norvégien). Ironiquement, il le doit pour son unique album réellement resté dans les mémoires : Desert Northern Hell. Car pour le reste, il faut bien reconnaître que ce n'est pas la catastrophe, mais ça n'a pas marqué grand monde. Ça doit s'appeler être là au bon endroit au bon moment. En 2015 malheureusement, le bon endroit et le bon moment ne sont plus le black traditionnel. Alors cet album passera probablement d'ores et déjà par-dessus le ciboulot de beaucoup de personnes. Ne l'enterrons pas tout de suite cependant.

Ça commence fort ! Gros gros blast d'entrée, comme pour marquer son territoire et affirmer à la face du monde que non, Tsjuder n'est pas un Mickey, et accessoirement peut-être montrer qu'ils méritent leur statut culte, ils font peur. Heureusement, rapidement les Norvégiens embraient sur ce qui fait partie de leur son : un certain groove plus thrash. Car c'est vraiment ça qui défini le son Tsjuder, la présence d'une dose de thrash qui fait vivre la musique, lui donne sa respiration et accessoirement, démarque la troupe du reste des formations blasteuses. Le groupe s'autorise également de fugaces originalités comme sur "Krater" avec des descentes de guitares qui se répondent, plutôt inattendu dans un black censément aussi evil. Néanmoins que les fans se rassurent, le propos est au black metal d'obédience norvégienne et uniquement à lui.
Le son Tsjuder est bel et bien là, et c'est sûrement en cela que réside le problème. On parle d'un groupe avec un excellent album, les autres honnêtes. Force est de constater que nous restons dans la moyenne, pas la peine de couper un cheveu en quatre : Antiliv est moyen. Moyennement bon, comme ses prédécesseurs de manière fort surprenante. Alors oui, traitez-moi de vache désabusée avec des goûts de luxe, mais à part le fan inconditionnel, difficile de voir qui pourrait s'enthousiasmer franchement pour une telle sortie. Certes, tout est bien noir, bien norvégien, haineux et tout ce que vous voulez. Non il n'y a rien de nouveau, et plus problématique, rien de fondamentalement excellent. Il y a du bon, c'est indéniable, il y a aussi de l'ultra convenu et du presque... plat. Celui qui passera l'album sans véritablement noter de passage qui ressort ne sera pas jeté aux fers.


Amer ? Non, réaliste. Antiliv est au niveau du reste de la discographie de Tsjuder, Desert Northern Hell excepté, un élève appliqué, avec un certain talent, mais noyé dans la masse. Ou presque à la ligne de flottaison et pas totalement noyé, mais conseiller plutôt ce disque qu'un autre est difficile. Pour l'amateur inconditionnel de black ou le fan du groupe déjà convaincu.


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