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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 22 août 2015
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Jake Dieffenbach
(chant)

-Adam Biggs 
(chant+basse)

-Jon Topore
(guitare)

-Brody Uttley
(guitare)

-Alan Balamut
(batterie)


TRACKLIST

1) Heirless
2) Perpetual Growth Machine
3) Reign of Dreams 
4) Sand Baptism
5) Ancestral, I 
6) Dehydrate
7) Monarchy
8) Terrestria II : Thrive 
9) Circles in the Sky
10) Suntold

DISCOGRAPHIE


Rivers of Nihil - Monarchy
(2015) - death metal - Label : Metal Blade Records



Après deux EP, une signature chez Metal Blade Records, et un premier album plutôt prometteur (The Conscious Seed of Light), le groupe a enchainé les tournées notamment durant le DTA tour mais aussi , par exemple, Obituary et Dying Fetus. De quoi mûrir le talent à vitesse grand V. Forts de toutes ces expériences, les Américains sont de retour avec Monarchy. Alors ...?

Faut-il être un peu patient avant d'entrer le vif du sujet ? Si le précédent album ne passait pas par quatre chemins pour balancer un death survitaminé et assez technique, Monarchy commence par un "Heirless" de plus de deux minutes à l'arpège lent et l'ambiance lourde et limite progressive, l'instrumentation se met peu à peu en place avec une montée en puissance plutôt atmosphérique, pour finalement  retomber sur l'arpège du début : à se demander si on ne se trompe pas de groupe. L'auditeur qui connait le style pratiqué est surpris et pris à revers ; surtout lorsque "Perpetual Growth Machine" remet à peine les choses dans le bon ordre (dans la continuité de The Conscious...) et donne pour seul repère un death maîtrisé et puissant, notamment dans le chant et la double grosse caisse. Pour le néophyte, la complémentarité des deux titres donne une très bonne impression au regard de la compacité et de la puissance dégagées sur la longueur. 
Exit le death assez brutal et parfois blasté grind, bonjour la poursuite de la modernité du registre mis en évidence dans le premier LP. Sans parler de revirement, l'évolution est étonnante. Les qualités du groupe sont toutefois toujours présentes et comme les choses sont bien faites, les compositions s'en trouvent enrichies et très agréables. Car le groupe se montre encore relativement technique sur presque tous les titres, et les quelques relents atmosphériques et même mélodiques donnent de la profondeur au contenu ("Sand Baptism" ou ""Dehydrate"). L'approche est finalement très moderne pour le style et, sans être révolutionnaire pour autant, permet au groupe de sortir du lot. Les vocaux sont très réussis et lorsque parfois les growls méritent attention à la compréhension, le travail réalisé par Dieffenbach est très intéressant car permet rapidement de porter attention aux paroles.
On découvre alors un album conceptuel narrant l'histoire d'une civilisation naissante, grandissante puis décadente, sauvée et sauvant la planète grâce à une force supérieure. Finalement dans la continuité du précédent avec déjà une patte propre, Rivers Of Nihil semble avoir trouvé son style. L'inspiration dans les compositions puisant dans les expériences pas très joyeuses des auteurs pousse une spontanéité très bien restituée. Et finalement, en levant le pied de l'accélérateur bourrin, le groupe propose un bon album, encore meilleur que le premier. Un death metal qui ne plairait probablement pas aux « abonnés millenium du true-old-death-metawl », mais qui pourra largement aider les nouvelles oreilles à mettre un pied dans le genre de part sa modernité réelle et les aspects presque mélodiques et progressifs, tout en s'assurant une maîtrise totale des codes. A écouter sans hésiter.


Et ba voiiiiiiiiiila ! Certains groupes parviennent parfaitement à progresser tout en restant fidèle à leur style. Rivers Of Nihil sort ici un très bon album, meilleur que le précédent, qu'il convient de se procurer et d'écouter sans hésitations. Du bon bourrin maîtrisé et renouvelé. Vivement la suite.



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