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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 août 2015
Sa note : 17/20

LINE UP

-E.S.
(chant)

-Gungrind
(guitare+basse)

-Jürgen Fröhling
(batterie)

TRACKLIST

1) Among the Stars
2) A Portal
3) Circles of Disbelief
4) A Beggar's Lesson

DISCOGRAPHIE


Unmercenaries - Fallen in Disbelief
(2014) - death metal doom metal icône funéraire - Label : MFL Records



Unmercenaries… Les non-mercenaires qui refusent de monnayer leurs services et s’en remettent à ******* pour assurer leur subsistance. Les non-mercenaires font ce qu’ils ont à faire. Pas d’altermoiment, pas d’argent, pas de conditions, pas de contrats terrestres. Mais... Fallen in Disbelief. Tombé(s) dans l’incrédulité. Thomas le jumeau aussi était incrédule, mais pas incroyant…

Fallen in Disbelief ou « Comment asséner chaque note avec une conviction quasi- mystique. » (et encore le « quasi » est de trop). Trois piliers : la basse, omniprésente, les claviers, absolument maîtres de l’album à grands coups de nappes majestueuses, le growl, profond, limite funeral doom, à peine suppléé par quelques passages en chant clair sur "Circles of Disbelief". Les trois acteurs principaux se déploient de concert comme si le sort de l’univers était en jeu. D’accord, du gros doom-death aux relents funéraires et symphoniques on en a déjà entendu et pas qu’une fois.   D’accord, "Portal" aurait pu être un titre de Requiem Fortissimo et tout le monde n’y aurait vu que du feu. Oui, on a déjà entendu ce genre de mélodie apaisée jouée à la flûte en ouverture de  "Circles of Disbelief" dans d’autres forêts. Oui, oui, oui… tout est assez classique en somme… quoique… des titres commes "A Beggar’s Lesson" vous en avez souvent entendus ?
Des morceaux d’une telle lourdeur hypnotique, qui conspirent le long d’une trame bien alambiquée pour le style développé, pour aboutir à un final où chant et claviers se répondent coup pour coup et nous transportent autre part, ça court les rues ? J’ai beau regarder par la fenêtre, sous les lits, dans mes armoires à disque, dans mon lecteur, personnellement, je n’avais jamais entendu rien de similaire. Le mendiant donne une leçon de musique (quelle maîtrise de l’anglais...). Rien que pour ce morceau, l’écoute de Fallen… vaut la peine. Et pour le reste, tout est d’une facture assez classique, mais diable, le poids mis dans chacun des titres est absolument démentiel. Autre argument de taille : l’âme slave flotte sur cette œuvre germano-russe. Ce qui veut dire : parfum de nostalgie, un certain sentiment de désuétude et une musique hautement picturale. Une espèce de version sonore des icônes orthodoxes, côté sombre. Cinq morceaux, quatre petits bijoux et un diamant. Et puis une petite facétie aussi : le début et la fin de "A Portal" se jouent en blast-beats. On peut être pur et avoir le sens de l’humour…


... Et puis incrédule, c’est comme sceptique, ça ne veut pas dire qu’ils ne croient pas. En qui croient-ils en fait ? En qui croient-ils ?



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