17032

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juin 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Nikola Sarcevic
(chant+basse)

-Erik Ohlsson
(guitare)

-Mathias Färm
(guitare)

-Fredrik Larzon
(batterie)

TRACKLIST

1) Egocentric Man
2) Chameleon
3) Autopilot Mode
4) Bring You Home
5) Sense Sensibility
6) True Brew
7) Perfection Is Boring
8) Wall of Doubt
9) Something I Would Die For
10) Silent Suicide
11) Man of a Thousand Tics
12) Mr Fake Believe
13) Believe in John

DISCOGRAPHIE

True Brew (2015)

Millencolin - True Brew
(2015) - rock punk - Label : Epitaph



Millencolin, c'est maintenant un vieux nom de la scène punk rock mélodique. Très californiens dans l'esprit, les Suédois ne manquent pas une occasion de la ramener. Pourtant cela faisait déjà sept ans qu'ils ne l'avaient pas ramenée justement. En sept ans la formule du quatuor a-t-elle pu évoluer ? Millencolin ne s'est-il pas mis lui-même sur la touche avec un si long silence dans un genre quand même premièrement à destination d'un public jeune ?

Si ces deux questions ne trouveront pas solution dans la chronique que vous lisez, vous aurez tout de même des éléments de réponse. Face aux interrogations légitimes quant à la qualité de cette chronique que soulève ce début bien peu engageant, sachez que Millencolin se débrouille bien mieux que votre serviteur. En effet, les premières notes mettent directement en confiance : punk oui, rock oui, mélodique évidemment ! Si par manque de connaissance de leur discographie il m'est impossible d'affirmer que le son du groupe a évolué, celui-ci est très marqué par les années 90 et cette grande vague punk rock mélodique qui submergea le monde et les radios via Offspring et Greenday notamment. Seulement, ce n'était que les arbres masquant la forêt, forêt qui portait un nom surtout : Epitaph. Label fondé par le gratteux de Bad Religion il a vu passer toutes les gloires californiennes (ou dans le cas qui nous intéresse, suédoise) du genre dans les années 90.
Et ce True Brew est de cette veine. Brassé selon la recette ancestrale du rythme intense mais pas trop, bourré de mélodies dans tous les sens et arboré de refrains systématiques, vous apprécierez le triptique couplet - refrain - couplet qui éclaire le disque de bout en bout. Et si vous connaissez Epitaph, vous connaissez peut-être leurs compilations Punk-O-Rama. Sachez que c'est très représentatif de ce que vous entendez ici. Bizarrement, on se rappelle aussi de leurs collègues norvégiens de Oslo Ess. Bref, Millencolin n'invente rien, il n'a d'ailleurs jamais rien inventé à priori, mais il fait bien les choses. Heureusement, certaines originalités parsèment les compositions pour notre bonheur. "Autopilot Mode" et son phrasé spectaculaire, "Wall of Doubt" et sa rythmique qui sort du lot entre autres. Certes, tout est entouré d'une couche colossale de mélodies à la californienne, mais on apprécie l'effort.


Et c'est d'ailleurs là le plus gros problème de True Brew : incroyablement classique et gavé à en vomir de mélodies. C'est probablement trop à force et on se demande où sont passées la hargne et la rage. Mais le travail est sérieusement fait et s'écoute de fait très facilement.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5