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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juin 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Jón Aldara
(chant)

-Sami Yli-Sirniö
(guitare)

-Janne Perttilä
(guitare)

-Kasper Mårtenson
(claviers)

-Olli-Pekka Laine
(basse)

-Marko Tarvonen
(batterie)

TRACKLIST

1) From the Depths of Spring
2) Howl
3) Frozen Processions
4) A Shapeless Derelict
5) Set Alight
6) On Lonely Towers
7) Chaos, the Songs Within
8) The Vault

DISCOGRAPHIE


Barren Earth - On Lonely Towers
(2015) - melodeath progressif - Label : Century Media



Barren Earth produit depuis 2007 un melodeath progressif qui possède nombre d’adeptes. Produit de plusieurs membres de combos finlandais (dont Amorphis), les voilà de retour avec leur nouvel album, On Lonely Towers. Gros changement en vue puisque c’est un nouveau chanteur qui prend le micro, Jón Aldara (natif des îles Féroé !). Ce dernier étant à l’origine plutôt chanteur de doom, quelle est son influence sur ce troisième effort du groupe ?

Par respect pour le groupe, on ne parlera pas de leur introduction "From The Depth Of Spring", complètement déconnectée du reste. L’album commence réellement par "Howl". Le morceau se veut pêchu et accrocheur, mais il se traîne. On sent la batterie marteler la double pédale pour donner un semblant de rythme, mais le tout reste peu percutant. Pourtant, les riffs d’intros aux guitares sont originaux. Mais l’alternance entre les couplets possédant un growl caverneux et les refrains au chant clair grandiloquent ne fonctionne pas. La fin du morceau se révèle plus intéressante avec des parties instrumentales réussies. Le rythme ralentit et c’est finalement ce qui convient le mieux au groupe. "Frozen Processions" est du même acabit, mais en bien plus réussi. On accroche beaucoup plus aux mélodies. On pénètre alors dans ce qui fait vraiment le sel de l’album : les morceaux progressifs. Clairement, le groupe prend son pied quand il part dans tous les sens et qu’il développe ses ambiances. Après deux chansons tablant sur cinq minutes, les morceaux s’allongent, oscillant entre sept et douze minutes.
Utilisant en début d’album des gimmicks de melodeath plus classiques, Barren Earth s’en éloigne au fur et à mesure et propose des morceaux de plus en plus lourds et lents. Les ambiances sont réussies, portées par des guitares toujours très mélodiques et le chant caverneux et varié de Jón Aldara. Il faut du temps pour appréhender l’album, assez obscur au premier abord. Les passages les plus réussis se révèlent souvent instrumentaux. Ils permettent aux deux guitaristes de s’épanouir en jouant des parties intéressantes en double guitare. Les parties lead sont omniprésentes, accompagnant le chant de leurs mélodies. Ce dernier est varié : growl, chant murmuré, chant clair, chant grandiloquent, chant parlé… Et c’est peut-être aussi un défaut : Barren Earth propose un album barré, qui part parfois dans des directions différentes et manque un peu de cohésion. Les deux premiers morceaux semblent un peu déconnectés du reste de l’album. "The Vault" propose par exemple un passage complètement démentiel (avec un côté jeu vidéo de super NES) qui ne colle pas vraiment avec des atmosphères doom des autres pistes.


Barren Earth propose ici un album difficile d’accès. Nul doute que certains tomberont amoureux de ce melodeath progressif qui ne semble pas avoir de limites. Cela vaut le coup d’essayer, mais l’inégale qualité de l’album et des morceaux risque d’en rebuter plus d’un.


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