17020

CHRONIQUE PAR ...

116
Lotus
Cette chronique a été mise en ligne le 25 mai 2015
Sa note : 16/20

LINE UP

-Alex Terrible 
(chant)

-Jack Simmons
(guitare)

-Slava Antonenko
(guitare)

-Filipp Kucheryavyh
(basse)

-Anton Poddyachy
(batterie) 

TRACKLIST

1) Intro
2) Hell
3) Beast
4) Death
5) Misery
6) Crowned & Conquered (feat Lucas Mann de Rings Of Saturn) 

DISCOGRAPHIE


Slaughter To Prevail - Chapters Of Misery
(2015) - brutal death Slamming Brutal Technical Deathcore infernal - Label : Autoproduction



« Главы страдания » (ouais j’ai quelques notions de la langue t’as vu?) ou Chapters Of Misery… Tel est le titre de ce premier court format des Russes de Slaughter To Prevail, et bordel, si vous pensiez connaitre la brutalité vous êtes bien loin du compte.

Slaughter To Prevail est avant tout un groupe qui a profité d’internet et qu’on se le dise, entre nous, s'ils sont « connus » à présent, c’est uniquement grâce à leur chanteur Alex Terrible et de son buzz sur la toile. Tout a commencé par des covers simplement, le vocaliste enchainait les reprises (Impending Doom, Infant Annihilator et même Nirvana, Oceano) plus lourdes les unes que les autres, et ça a tapé dans l’oreille de beaucoup de monde. En effet, le jeune ruskov dispose d’un organe vocal impressionnant, si pas unique, de brutalité, il enchaîne des growls d’une profondeur et d’une clarté difficilement égalable et des aigus perçants le tout à un rythme fulgurant (salut les poumons d’acier, ça va ?). Qu’en est-il de la musique en elle-même ? Slaughter To Prevail opère dans un deathcore technique à tendance beatdown de haute volée. Traduction : riffs rapides et techniques (pour le genre, hein), soli carnage-tapping-sweep-j’te-tape-8000-notes-à-la-seconde-batard, batterie cthulhu qui enchaîne plans basiques et transitions dingues, et basse qui est là mais cachée derrière un rideau de chair. Pour l’instant, du deathcore à la Rings Of Saturn/Oceano/Infant Annihilator, rien de bien neuf.
C’est au niveau des moshparts que Slaughter To Prevail se permet des folies. En effet, au lieu de se contenter de balancer des rythmes binaires rapides et cadencés, les Russes s’inspirent directement du beatdown à la Black Tongue/Traitors pour nous démolir complètement à coup de riffs sinistrement lourdissimes et lents à crever (10 bpm style bro') pour le plus grand malheur de notre colonne vertébrale. L’association, quoique pas vraiment neuve, fonctionne à merveille. "Hell" débute sur un lead lancinant et catchy, les portes de l’enfer s’ouvrent, tout est monstrueux : la prod, les musiciens et surtout ce putain de vocaliste… « АД ЕСТЬ САТАНА » précède la première moshpart, véritable destruction pour les cervicales, et le carnage ne s’arrête jamais, ça balance du sang dans tout les coins, le track se permet néanmoins un petit break typé « calme avant la tempête » du plus bel effet. "Death" s’avère être l’OVNI du disque, le summum de la brutalité que ces jeunes salopards ont a nous offrir. Tout va tellement vite, difficile de ne pas vomir/trucider sa famille (ne rien biffer), le groupe nous offre ses riffs les plus inspirés, ses structures les plus complexes, ses moshparts les plus mortelles, ce morceau est définitivement PARFAIT ! "Misery" remet le couvert : sa partie vocale sans instrument avant le moment crucial vient d’une autre planète. Eh ! Y’a même Lucas Mann qui tape un solo sur le dernier morceau… Cool non ?


Putain de merde, je suis rassasié ! Slaughter To Prevail balance la dose de violence sauvage la plus pure. Pour un groupe né de la hype, ça envoie du très très lourd, tout y est pour convaincre le fan de deathcore le plus nerveux. Reste à voir la suite… Chapters Of Misery représente-t-il l’entièreté de l’iceberg des Russes ? Ou juste une infime partie ?


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1