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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mai 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Robin Kok
(chant+basse)

-Ivo Hilgenkamp
(guitare)

-Michiel Dekker
(guitare)

-Carsten Altena
(claviers)

-Sjoerd Visch
(batterie)


TRACKLIST

1) Reign of Hell
2) I Conquistador
3) Der Hexenhammer
4) Doom of the Tawusê Melek
5) Hangmen Also Die
6) GeneSYS
7) Die Waffe Mesnch RMX
8) Den Esomme Nordens Dronning

DISCOGRAPHIE


The Monolith Deathcult - Bloodcvlts EP
(2015) - death metal brutal death et un peu sympho aussi - Label : Season Of Mist



-  Dis-donc, Winter, j’ai lu ton ébauche de chronique sur Bloodcvlts. Tu passes sous silence le fait que les six premiers titres sont des reprises du premier album de The Monolith Deathcult. Ne me dis pas que tu ne connais pas The Apothesosis
-  Ha ha ha ha ha ha ha ha ! Ah l’autre alors ! « Ne me dis pas que tu ne connais pas The Apotheosis » ! … Bien sûr que je connais ! Ça fait plus de trente ans que j’écoute du metal ! J’ai acheté  Scream Bloody Gore à sa sortie ! Et fait du tapetrading pour avoir Altars of Madness et Slowly We Rot !  Et là maintenant, petit morveux, tu te la ramènes et tu me dis que je ne connais pas The Apotheosis… Évidemment que je connais The Apotheosis ! Petit con ! Tu te prends pour qui là ?
-  Euh… non… c’est juste que…
-  C’est juste que quoi ?? J’ai fait EXPRES de ne pas parler de The Apotheosis parce que ça me paraissait intéressant de se placer du point de vue d’un type qui découvre TMDC avec Trivmvirate. Mais bon, vu qu’apparemment, ici, on n’aime pas l’originalité, je vais la changer la chronique ! Pauvre type !
-  Non mais ce n’est pas la peine de la changer… Je ne voulais pas…
-  Mais si, mais si ! Je la change ! Allez, ouste ! Du balai ! Je dois recouvrer ma sérénité pour créer une chro à la hauteur de mon talent…


« Bon, merde, la tuile, ils avaient fait des albums avant Trivmvirate ces cons ? Allons voir… Encyclopedia Metallum… The Monolith… Ah punaise ! Ils en ont même fait deux avant Trivmvirate, plus un remix ! Heureusement que l’autre idiot m’a donné l’info… Alors voyons voir… The Apotheosis… Mais… mais… les noms ne coïncident pas ! Ne me dis pas qu’ils ont renommé les chansons… Merde… merde… Allez Wint’, ne panique pas… respire… allons voir sur le net… ça ne sera pas la première fois que je pompe intégralement une chro à la concurrence… Alors… No Clean Singing… Ah ben oui, ah ben voilà, ils ont changé tous les titres ces salopiots ! Heureusement qu’il y a des vrais connaisseurs du groupe ! »
En fait, sur huit morceaux, ils ont changé sept titres, et paradoxalement, ils ont gardé l’intitulé du morceau le plus chamboulé, à savoir "Den Ensomme Nordens Dronning" de Trivmvirate. Nos Bataves farceurs l’ont fortement raccourci et rendu acoustique et, ma foi, le changement sied plutôt bien au titre qui s’y prêtait à la base par son côté mélancolique. Pour le reste, TMDC a procédé à ce que l’on qualifiera de sympathique toilettage de six morceaux de The Aptheosis et de "Todesnacht Von Stammheim", issu pour sa part du dernier album, Tetragrammaton. Ce dernier subit un  sur-bidouillage électro : à la couche d’électro existant sur le morceau initial, les Hollandais ont rajouté une tartine de sons électroniques, de telle sorte que la chanson s’apparente à un titre de Music for the Jilted Generation. Du classique pour un EP de remix, en somme.
Les six morceaux de The Apotheosis sont également soumis à un traitement classique : le son « vieux death US » du premier album est « modernisé » et TMDC y ajoute des arrangements qui sont sa marque de fabrique depuis deux albums et demi, à savoir des claviers que l’on croirait tirés d’une bande-son d’un péplum moderne, et un peu de sonorités électro. Pas de quoi défigurer les morceaux initiaux, très reconnaissables (même pour quelqu’un qui a commencé à écouter The Apotheosis il y a cinq minutes…). L’intérêt ? Il n’est pas majeur, mais on dira qu’il permet de faire coexister le Monolith Deathcult moderne avec le vieux culte de la mort, et pourquoi pas d’inciter les fans à aller faire un tour du côté des vieilleries du groupe. S’ils aiment le death US assez brutal, pas original mais bien fait, ils pourraient même y trouver leur compte. Tout le monde est content, en somme.

 
Bloodcvlts est un EP très EP. On prend des vieux titres, on les remixe gentiment, on fait un peu joujou mais pas trop et vu que la qualité initiale de la matière première est très correcte, l’EP est également très correct. Pas complètement utile, pas complètement inutile, Bloodcvlts est la parfaite tactique pour faire patienter les fans pressés d’entendre les nouvelles vraies/fausses pitreries de l’intrigant groupe originaire du pays de la tulipe et de Marco Van Basten.
 
 
 
 
 



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