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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mai 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Youngy
(chant)

-Mr. White
(guitare)

-Squiz
(guitare)

-Slatts Slattz
(basse)

-Todd Hansen
(batterie)

TRACKLIST

1) Anthem of the Advance Sinner
2) Need No Savior
3) Hell Comes Your Way
4) Like a Rat
5) Tomorrow Turns to Blood
6) Home Is Where the Gutter Is
7) Sick in the Head
8) Punisher
9) Reject
10) Dead Set

DISCOGRAPHIE

Dead Set (2015)

King Parrot - Dead Set



Des australiens. Non pas que ce soit une curiosité incroyable d'originalité, mais c'est cependant suffisamment peu courant pour mériter d'être souligné. Et ça fait toujours deux lignes d'introduction. Car difficile d'introduire King Parrot. Né en 2011 et teinté d'influences grind, thrash et punk, ce groupe n'a aucun fait d'arme incroyable à part celui d'avoir tapé dans l'oreille de Phil Anselmo, qui les a produits du coup. Bon, c'est pas mal déjà.

Et la marchandise confirme cette brève description. Du grind on retrouve quelques blasts - notez le « quelques » car s'ils sont présents, ils sont loin d'être la règle - des riffs acérés et un chant... comment dire ? Un chant assez con. Une sorte de canard hurlé aigu si vous voulez absolument une description. Il y a bien des passages avec un gros chant gras bien death, mais la plupart du temps ce chant spécial porte le drapeau. Et il sonne con, difficile d'être plus précis dans le ressenti. Du thrash on retrouve la hargne, certains riffs et le tempo généralement mid et groovy. Du punk... euh du punk on retrouve... bon on va dire que je manque de connaissance punk, mais on ne retrouve pas grand chose quand même.
Au vu des trois styles d'influence, on se doute également d'une chose : les titres seront courts et accrocheurs. S'ils sont plutôt accrocheurs, ils sont par contre étonnamment longs, n'hésitant pas à taper les cinq minutes. Hérésie funeste crieront d'aucuns, mais réalité crue. On peut d'ailleurs se poser la question de la pertinence d'avoir voulu développer autant les chansons, alors que le style pratiqué, énergique, dynamique et sans prise de tête, ne s'y prête logiquement pas. On se pose encore la question à la fin de l'album. Non pas que le temps soit long, mais cela sonne comme une incongruité. La concision est parfois une qualité, et dans ce style de musique, elle est une vertu même. King Parrot loupe ici le coche à mon sens en s'évertuant à lorgner sur des longueurs plus metal.


Ce qui nous déçoit et ne permet pas de relever une musique, certes composée avec un certain talent, mais qui ne sort pas des chemins battus. La production est bonne, bien dans le ton du style, énergique, la technique des musiciens également et les riffs sont impeccables. Et c'est justement ça le problème, tout est trop impeccable qu'on en oublie le principal : la fougue.

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