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CHRONIQUE PAR ...

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Lotus
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mai 2015
Sa note : 16.5/20

LINE UP

- Calum Forrest
(chant)

-Stewart Duffy
(guitare) 

TRACKLIST

1) Slam Before Time
2) Masturbating In Menstrual Fluids ft. Martin Funderud 
3) Prolapsing Paediatrician
4) Bukkake Saurus Rex ft. Chris Butterworth
5) Vaginal Parasite From A Durty Hermaphrodite
6) Cries Of The Chronic Masturbator ft. Anthony Davis
7) Oral Shalibang In The Morning ft. Duncan Bentley
8)
Unquenched Lust For 10 Year Old Butts ft. Franz Stockreiter
9) 2 In The Pink And A Fist In The Stink (Bonus) 

DISCOGRAPHIE


Operation Cunt Destroyer - Slam Before Time
(2015) - grindcore brutal death Pornogrind - Label : Autoproduction



Vous êtes partant pour une petite pause cérébrale bien méritée ? Allez quoi, sortez un peu de votre corps d’élitiste éclectique à masturbation musicale programmée… Vous n’en avez pas marre de toujours écouter des groupes sérieux ? « Oui mais ce sont de vrais musiciens eux au moins, et leur musique est tellement profonde, si technique, si fine et nuancée ! » Branlette intellectuelle messieurs-dames, voilà tout. Operation Cunt Destroyer vient foutre le bordel chez vous, c’est court, c’est con, mais ça va chier des séquoias par l’urètre.

Ce duo de pervers attardés nous provient de la belle Écosse, terre du whisky, du kilt et d’un MOTHERFUCKIN’ DINOSAURE QUI EMBROCHE UNE GROSSE SUR FOND DE SLAM BRUTAL DEATH METAL BORDEL ! Pardon… Mais comprenez l’engouement présent, cet album fait office d’un nettoyeur white spirit-acide sulfurique d’une efficacité redoutable. Tout est calculé pour vous faire oublier votre journée merdique et vous faire passer un moment pour le moins… Inoubliable. D’une durée très courte, ce Slam Before Time est surpuissant, tout y est : grosses grattes bien grassouillettes qui jouent entre riffs surlourds à t’éclater la gueule sur l’évier et tremolo à faire monter ta tension à 666/666 ("Oral Shalibang In The Morning" avec une super apparition trop mignonne du vocaliste de Vulvodynia qui vient pousser la chansonnette à travers un conduit de chiotte rempli à ras bord de déjections), batterie bizarrement non-surmixée et c’est tant mieux, elle est puissante et chaque coup de caisse claire te fait l’effet d’un coup de club de golf dans la colonne vertébrale. Concernant les vocaux, on reste dans le Porngrind/Slam, ça grouik, ça growl, ça vomi et Calum Forest le fait bien, notons néanmoins ce moment épique de rap sur "Cries Of The Chronic Masturbator" du plus bel effet !
« Josh cut off his penis because something came out of my vagina ! - BACK OFF YOU SPOOKY BITCH ! » Tel est l’introduction grandiloquente à mourir de rire de "Vaginal Parasite From A Durty Hermaphrodite" (faut-il rappeler que ce genre de musique est à prendre au vingtième degré ?). Operation Cunt Destroyer aime beaucoup commencer ses courts titres par un passage cinématographique ou tiré d’un documentaire, et on apprécie également, d’autant plus que les deux loubards ont le bon humour et l’assument complètement (jetez un œil aux lyrics). La musique est légère, s’écoute en bagnole à fond pour faire chier son quartier en tirant la langue et en headbangant furieusement aux rythmes de ses moshparts présentes sur chaque morceaux, capable de vous désintégrer le visage comme du vitriol. L’album jouit d’un nombre impressionnant de featuring vraiment sympathique (nan mais sans déconner, c’est pas simple de savoir quand un autre vocaliste prend le micro, ça demande une oreille plus fine que celle de Stravinsky !). Les morceaux s’enchaînent joyeusement, ça saute dans tout les sens, pas de limite, c’est dans un climat d’exagération, violent et comique que nous naviguons. Et ça… C’est beau. L’album se repasse en boucle, affalé dans une chaise, le regard vide, hébété et un bon gros filet de bave qui s’échappe de la bouche.


Operation Cunt Destroyer signe ici un album d’une légèreté cotonneuse, d’un humour fin et raffiné que Kev Adams ne renierait pas. L’ambiance est shoegazienne, hippie et riche en vitamine D… Plus sérieusement, ça pue la b***, la c*****, le c**, la gerbe, l’infection et j’en passe, mais si on mettait le délire en image on aurait juste deux médecins dans Grey’s Anatomy qui se foutent de la gueule d’un lépreux gangréné écrasé par un camion, et ces bâtards se permettent de l’imiter en grimaçant une fois le cadavre à la morgue et la famille en pleurs. Et ça… C’est beau.

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