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CHRONIQUE PAR ...

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Crafty
Cette chronique a été mise en ligne le 13 février 2008
Sa note : 10/20

LINE UP

-Julien
(guitare+chant+claviers)

-Vincent
(guitare)

-Hubert
(basse)

-Nicolas
(batterie)

TRACKLIST

1)Red Ink
2)Origin (part II)
3)Paradox
4)Disease

DISCOGRAPHIE


Innerdeathexperience - Red Paradox At The Origin Of My Disease





En mise en bouche avant un album à venir courant 2008, les Belges de chez Innerdeathexperience nous ramènent un petit EP « sobrement » intitulé Red Paradox At The Origin Of My Disease. On passera rapidement sur l’originalité du visuel, et on attaquera directement le vif du sujet.



À force d’habitude, on finit par aborder tous les groupes de postcore de la même façon. On se dit « bon, si ça me botte pas plus que ça au bout de 2-3 écoutes, c’est que de toute façon il n’y avait rien qui les fasse sortir du lot ». Parce qu’avec toutes les sorties qui défilent dans le genre, on a vite tendance à s’accrocher aux valeurs sûres, celles qui ne nous déçoivent pas alors qu’on connait par cœur leurs albums. D’ailleurs on se demande bien comment ils font. Mais venons-en au fait : d’entrée on se fait agresser comme il faut (mais on aime ça, sinon on n’aurait pas voulu écouter un album dont la pochette crie désespérément « je suis du postcore, mangez-moi ! »), chant grind et puissant, batterie rentre-dedans, du choc frontal comme il faut. En 18 petites minutes de toute façon, il faut être direct, et que ça soit "Red Ink" ou "Origin", ça l’est.

Mais quand "Paradox" arrive, de suite les choses deviennent plus fines, plus atmosphériques, tout en conservant des moments de hargne. Leur disposition est d’ailleurs un peu spéciale, un élément délicat à appréhender dans la musique d’IDE. Mais c’est sur "Disease" que reposent toutes les attentes ou presque. Parce-qu’il fait la moitié de l’EP, et qu’on se doute fortement que comme Converge, les titres de plus de cinq minutes ne sont pas des blocs hurlés et hargneux. Non, 9 minutes ça laisse la place à plein de choses ! Une construction complexe, des breaks ténébreux, et des montées en puissance ravageuses… Ici c’est plutôt morceau lent, doom exactement, ponctué avec des bruitages au milieu qui ne sont pas du meilleur effet, dommage car la saturation continue et la montée en puissance aux trois-quarts du titre sont du meilleur effet par contre et permettent de terminer sur une bonne note.


Un EP plus que convenable, bien que maladroit par endroit qui soulève une interrogation quand même sur la capacité du groupe à en jeter autant dans tout un album sans moment de faiblesse. Manque plus qu’à mettre tout ça au propre, en l’étoffant.


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